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L’INFOLETTRE PUBLIQUE
Prévente en ligne du jeudi 3 septembre
Arrivage en succursale à partir du lundi 14 septembre
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Pouvez-vous croire que ça fait 8 ans que j’écris cette infolettre ? J’ai moi-même de la misère à concevoir que le temps passe si vite. À chaque anniversaire, c’est un peu le moment de passer le chapeau, comme à la messe. Le service d’infolettre m’a coûté 1 380 $ cette année et ma seule façon de payer cette facture est à travers les contributions des usagers. Une contribution, aussi petite soit-elle, est grandement appréciée. Je compte sur vous et vous en remercie. Chaque semaine, je vous prépare une sélection de mes coups de coeur et de certaines nouveautés à tester avec moi. Je choisi 10 à 15 vins qui sont produits en respect de l’environnement (bio autant que possible) et le plus naturel possible. .

Si vous ne souhaitez pas contribuer et que vous utilisez très peu mon service, n’hésitez pas à vous désabonner à la toute fin de ce courriel. Cela pourrait m’aider à réduire mes frais d’utilisation. Sans rancune aucune ;)
À l'apéro
Des vins qui n'ont pas forcément besoin d'un repas

Métissé blanc 2023 de Pearl Morissette (34,75$)
Blanc. François Morissette est un des grands vignerons canadiens. Il était jadis sommelier au Laloux, sur le Plateau, avant de partir pour la Bourgogne y faire du vin. L’homme d’affaires Mel Pearl l’approche avec une offre : construire le domaine de son rêve, dans la péninsule du Niagara. Il travaille ses vignobles en lutte raisonnée. Le chai est magnifique, avec toutes sortes de contenants de fermentation et d’élevage : des foudres, des cuves béton, des cuves béton ovoïdes, des fûts de différentes tailles, etc. Les rieslings et les cabernet franc ont des potentiels de garde exemplaires. Je n’ai malheureusement pas d’informations pertinentes sur ce chardonnay, mais j’en ai bu une la semaine dernière et c’était très bon !

Tout blanc 2024 des Vins Riestch de Pearl Morissette (37$/LITRE)
Blanc. Jean-Pierre Rietsch est un nom connu du vin nature, spécialement en Alsace. Installé à Mittelbergheim, il pratique l’agriculture biologique depuis 2008. Cette cuvée d’entrée de gamme est un litre de vin composé d’auxerrois, riesling et sylvaner avec 8 mois d’élevage en inox.
Effervescence
Des bulles, ça se boit à l'apéro, à table, en fin de soirée ou bien ça se met en cave

Crémant de Limoux Brut nature de la Maison Antech (24,20$)
Crémant. Le terroir de Limoux, face aux Pyrénées, est bien propice aux bulles. Françoise (7e génération) et ses deux fils s’occupent du domaine familial et possèdent la certification biologique depuis 2003. Les élevages sur lattes y sont très longs, 30 mois dans ce cas-ci. 70 % chardonnay, 30 % chenin. Ça me semble nouveau en SAQ, je n’ai donc pas eu l’occasion de goûter.
À table
Des vins qui s'apprécient davantage autour d'un plat

Benje 2024 d'Envinate (35,25$)
Blanc. Envinate se traduit par "wine yourself" que je n'arrive pas à bien traduire en français. C'est 4 amis vignerons qui se sont rencontrés en 2005 en étudiant l'oenologie. Ils font des vins en Galice, dans le Ribeira Sacra, ainsi qu'à Tenerife, sur les îles Canaries. Ils produisent des vins nature et les cuvées provenant des îles frappent par l'influence des sols volcaniques, qui confèrent parfois aux vins des notes fumées. Les raisins de cette cuvée de listan blanco proviennent de parcells à Santiago Del Teide, à des altitudes entre 900 et 1100 mètres du niveau de la mer. Envinate s'amuse avec l'élevage sous voile en cuves béton sur ce vin et assemblent avec une partie du vin qui ne voit que du fûts, sans voile. Vin aux notes fumés, un peu oxydatif, à la haute acidité. Parfait avec des fromages affinés longtemps à l'apéro !

Chianti Classico Sangio 2024 de Monte Bernardi (30,25$)
Rouge. J'ai rencontré Michael Schmelzer à son domaine à l'été 2019, peu de temps avant de commencer au Candide. J'étais pas encore super habitué et à l'aise des visites de vignobles, à poser des questions un peu niaiseuses pour essayer de prouver que j'étais un ti-joe connaissant. Michael avait cela dit été hyper chaleureux et généreux de ses connaissances. La route dans le Chianti pour se rendre à son domaine était magnifique et les pentes abruptes sur lesquelles se trouvent ses vignes sont à faire rêver. Michael travaille en biodynamie depuis 2004 et fait des vins droits et nature d'une précision exemplaire. Sangiovese avec une délicate extraction, élevage en différents contenants puis mise en bouteille avec à peine d'ajout de sulfites. ACHETEZ À LA CAISSE !!!

Coteaux Varois en Provence Apostrophe 2025 du Domaine Les Terres promises (29,50$)
Rosé. Jean-Christophe Comor est installé en Provence depuis 2004. Il cultive 20 hectares de vignes, une partie en Coteaux Varois en Provence et l’autre partie, à Bandol. Rosé de pressurage directe de grenache, carignan et cinsault. Les rosés de ce type sont souvent bu à l’apéro, mais à 14 % d’alcool, et lorsqu’ils sont fait par de véritables artisans, ils devraient davantage être bus à table.
De grande occasion
Des bouteilles plus rares à boire maintenant ou à faire vieillir

Fontanasanta Nosiola 2024 de Foradori (66$)
Blanc. Au-delà du fait qu'Elisabetta Foradori soit une de mes vigneronnes préférées en Italie, c'est surtout une dame extrêmement respectée dans le monde du vin nature. C'est aujourd'hui son fils Emilio qui fait les vins, alors que sa fille Myrtha (qu'on a vue dans Les Fermiers) s'occupe de son projet de maraîchage entre les rangées en pergola. Le nosiola est un cépage emblématique de la région, qui peut donner des vins avec peu d'acidité et de beaux amers, ce qui en fait de beaux vins de table. Grands jeux de textures sur ces blancs chez Foradori.

Jupi 2023 de Zéroine (102,50$)
Rouge. Maylis Bernard produit des petites cuvées sous le nom de Zéroine depuis 2018, à La Combe de Rotalier, dans le sud jurassien. C’est une protégée d’Anne et Jean-François Ganevat, légendes du Jura. C’est un projet de négoce, mais de ce que je lis les raisins seraient toujours bio. C’est ici une cuvée de pinot noir, semi-carbonique de 3 semaines en infusion et élevage en foudres.

Morgon Vieilles vignes Côte du Py 2025 de Damien Coquelet (31,50$)
Rouge. J'ai toujours beaucoup aimé les vins de Damien. C'est un jeune vigneron qui a appris chez les grands du nature, et ça paraît.Son beau-père, c'est Georges Descombes, pour vous situer. Il était en cours de certification bio il y a 4 ans, mais ne semble pas encore avoir la certification et n'utilise pas de soufre à la vinification. 7 $ de moins qu’il y a 8 ans, on aime ça !

Historic Tinto 2023 de Terroir Al Limit (43,50$)
Rouge. En plein Priorat (Catalogne), Dominik Huber et Eben Sadie se sont rencontrés en faisant leur stage. C'est en 2001 qu'ils ont vinifié le premier millésime de leur nouveau domaine. La collaboration n'a pas duré longtemps : Edie est retourné vivre en Afrique du Sud, mais Dominik a plutôt décidé de finir par s'investir à temps plein dans son projet. C'est un assemblage de 9 parcelles, 75 % grenache et 25 % carignan, macération en grappes entières avec levures indigènes, 6 mois d'élevage en béton.

Versante Nord 2024 d'Eduardo Torres Acosta (42$)
Rouge. Eduardo, c'est le chum d'Arianna Occhipinti (pour une fois qu'on parle d'un gars comme étant le chum d'une femme, et non pas le contraire). Il a d'abord travaillé comme vigneron sur l'île volcanique Tenerife avant de faire un stage chez Arianna en Sicile. Son projet de 4,5 hectares est sur le versant nord de l'Etna. Cette cuvée est composée de nerello mascalese (et de 15 % d'une parcelle complantée de plein d'affaires). Élevage de 16 mois en botti de chêne slavonien. Les vignes sont bien évidemment plantées sur des sols volcaniques et le nerello mascalese donne des vins naturellement plutôt astringents, alors n'hésitez pas à manger en buvant cette quille (ceci dit je n'ai jamais goûté).

Bourgogne Hautes-Côtes-de-Nuits 2024 du Domaine Henri Naudin-Ferrand (54,25$)
Rouge. On connait bien Claire Naudin pour son excellent bourgogne aligoté qui rentre toujours à bon prix. Elle travaille sur deux gammes. Les cuvées Henri-Naudin Ferrand sont en faites en continuité avec le style de son père, donc plus classique. C'est plus traditionnel, souvent délicat et très floral. Ce genre de vin bénéficie généralement d'un peu de temps à la cave pour que l'élevage s'harmonise au vin (mon dieu que je me sens intelligent après une telle phrase).15 jours de macération de pinot noir égrappé, 10 mois d'élevage en fûts (25% neufs) et 5-6 mois en cuve.

Côtes du Jura Corail 2020 du Château d'Arlay (43,75$)
Rouge. Le Château d'Arlay c'est en fait la production faite au château du même nom avec les vignes plantées autour, au centre du Jura. Ils sont présentement en conversion bio. Je n'ai jamais goûté, mais je suis curieux d'essayer. Corail, c'est l'idée de co-fermenter et macérer tous les blancs et rouge du Jura ensemble (les 5 traditionnellement plantés en tout cas). La fiche de la SAQ ne mentionne pas la présence de savagnin, mais le site des producteurs le fait. C'est nature par définition !

Barolo 2020 de Josetta Saffirio (76,75$)
Rouge. Josetta Saffirio et Roberto Vezza sont à la tête de ce domaine de cinq hectares, qui était à la base un seul hectare de vignes plantées par le grand-père de Josetta. J'aime beaucoup leur Barbera d'Alba. Domaine qui est certifié bio depuis 2017 et qui travaillait en lutte raisonné avant, à Castelleto di Monforte d'Alba. Je n'ai jamais goûté leur Barolo. 24 mois d'élevage en fûts de chêne, 6 mois en béton et 6 mois en bouteille. Vin de garde, mais le soucis d'avoir fait un élevage d'un an sans bois laisse croire que le vin peut déjà être intéressant à boire.

Barolo 2022 de Fratelli Alessandria (81,75$)
Rouge. Au coeur du Piemonte, la famille Alessandria a un style qui se situe entre les traditionalistes et les modernistes. Ils ont 12 hectares sur quelques une des plus importants crus de Verduno et Monforte. Des vins de grande élégance. Cette cuvée de nebbiolo fait 20-25 jours de cuvaison, suivi d'un long élevage : 3 ans en botti de chêne français et slavonien, mois en inox et 6 mois en bouteille.
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