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L’INFOLETTRE PUBLIQUE
Prévente en ligne du jeudi 27 août
Arrivage en succursale à partir du lundi 7 septembre
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Pouvez-vous croire que ça fait 8 ans que j’écris cette infolettre ? J’ai moi-même de la misère à concevoir que le temps passe si vite. À chaque anniversaire, c’est un peu le moment de passer le chapeau, comme à la messe. Le service d’infolettre m’a coûté 1 380 $ cette année et ma seule façon de payer cette facture est à travers les contributions des usagers. Une contribution, aussi petite soit-elle, est grandement appréciée. Je compte sur vous et vous en remercie. Chaque semaine, je vous prépare une sélection de mes coups de coeur et de certaines nouveautés à tester avec moi. Je choisi 10 à 15 vins qui sont produits en respect de l’environnement (bio autant que possible) et le plus naturel possible. .

Si vous ne souhaitez pas contribuer et que vous utilisez très peu mon service, n’hésitez pas à vous désabonner à la toute fin de ce courriel. Cela pourrait m’aider à réduire mes frais d’utilisation. Sans rancune aucune ;)
À l'apéro
Des vins qui n'ont pas forcément besoin d'un repas

Grüner Veltliner 2024 de Schmelzer's (29$)
Blanc. Ça c'est le vin du gars qui porte un manteau en peau de serpent dans les salons de vin nature et qui a un petit élastique dans son pinch de barbe. Alors of course que les vins sont bons ! Vigneron de 4e génération, situé à Gols, autour du lac Neusiedl. Il est TRÈS en biodynamie. Pas de macération sur ce vin, donc blanc élevé en fûts de chêne, sans sulfites ajoutés ni filtration. 100 % grüner veltliner.

Plan B 2023 de Justin Dutraive (33$)
Rouge. Justin Dutraive aurait appris aux côtés de son oncle Jean-Louis Dutraive, vigneron du Domaine Grand'Cour (que je ne connais pas). Il travaille 2 hectares dans le Beaujolais depuis 2015. Cette cuvée est un gamay en macération carbonique élevé en cuves de fibres de verre. À savoir que c'est de l'achat de raisin dont le type d’agriculture n’est pas précisé malheureusement.

Balatonboglár 2024 par Kristinus Siller (22,90$)
Rouge. Florian Zaruba travaille le vignoble de 60 hectares en biodynamie depuis 2018 près de Kéthely, dans le sud de la Hongrie. Je ne vous ai jamais écrit sur les vins, car je n’ai pas eu la chance de goûter. Cela dit, au prix que c’est, en bio nature, pour une petit rouge-rosé de soif, ça me semble attrayant. Zweigelt à 100 %, macéré 36h avant le début de la fermentation pour une belle extraction de couleur et de fruits sans vraiment aller chercher de tanins. 9 mois d’élevage en cuves sur lies.

Soif blanc 2024 par Le Loup Blanc (25,95$)
Blanc. Je vous ai toujours recommandé les vins d'Alain Rochard, ex-propriétaire du Rouge Gorge, qui travaille en bio certifié avec quelques éléments de la biodynamie, dans l'appellation Minervois. Assemblage de grenache blanc et gris, terret et maccabeu avec un élevage en cuve inox. Je l’ai mis en vin d’apéro en raison du nom de la cuvée, mais à 13,5 % d’alcool sur un blanc de climat chaud, j’ai davantage envie de l’ouvrir à table.
Effervescence
Des bulles, ça se boit à l'apéro, à table, en fin de soirée ou bien ça se met en cave

Obi Wine Keno Bulle 2023 du Domaine Geschickt (42,50$)
Pet nat. Domaine avec lequel on aimait bien travailler au Candide. Ils sont situés à Ammerschwir, près de Colmar, sur la route des vins. Les raisins étaient autrefois vendus à la coop et dans les années 50, le père de Bernadette (mariée à Jérome) commence à embouteiller du vin. Ils reprennent sur les traces du Papa et ont passé de père en fils/filles depuis. C'est aujourd'hui, Arnaud, Frédéric et Aurélie qui s'occupe du domaine. Ils sont en biodynamie depuis 1998. Pétillant naturel plutôt aromatique, car composé de gewurztraminer, pinot auxerrois, muscat et pinot blanc. C’était très bon à l’époque, mais ça fait des années que je n’ai pas goûté.
À table
Des vins qui s'apprécient davantage autour d'un plat

Touraine Trinqu'âmes 2025 par La Grange Tiphaine (26,20$)
Blanc. À leur arrivée au domaine en 2002, Coralie et Damien Delecheneau ont arrêté l'utilisation des herbicides, sont allés chercher la certification bio pour finalement travailler en biodynamie. Situé à Amboise, le domaine est l'un des seuls qui s'y trouver. Ils font surtout des rouges sur le secteur d'Amboise (8 hectares) et des blancs à Montlouis (7,5 hectares). Cuvée d'entrée de gamme de sauvignon, vignes plantées sur des argiles roules à silex avec sous-sol calcaire, 6 mois d'élevage béton sur lies fines. Sur 2021, c'était très bon pour le prix. À essayer avec des poissons gras.

Langhe Nebbiolo Prinsiòt 2024 de Fratelli Alessandria (41,50$)
Rouge. Au coeur du Piemonte, la famille Alessandria a un style qui se situe entre les traditionalistes et les modernistes. Ils ont 12 hectares sur quelques une des plus importants crus de Verduno et Monforte. Vignes de 10 ans sur sols limoneux-calcaires à 400 mètres d'altitude. 100 % nebbiolo, égrappé, 7 à 10 jours de macération puis élevé dans l'ordre en bois pendant 6 à 8 mois, 2 mois en inox et 3 mois en bouteilles. Le nebbiolo peut parfois aspirer toute trace de salive lorsque bu en jeunesse, mais cette cuvée fait une douce extraction et un court élevage afin de rendre ce cépage approchable en jeunesse.

Provence Les Béatines 2023 du Domaine des Béates (23,40$)
Rouge. Pierre-François Terrat travaille un grand domaine de 40 hectares en bio depuis bientôt 40 ans. Les Béates étaient une communauté de femmes religieuses, non reconnues par le Vatican, qui faisaient l'éducation des filles jusqu'à la fin du 19e siècle. Étant donné que le village où est installé le domaine possédait une de ces communautés, le vigneron a voulu préserver leur mémoire. Rouge de table très abordable composé à 50 % de syrah, 40 % de grenache et 10 % de carignan.

Sancerre 2024 de Georges Millérioux (34,75$)
Blanc. Nicolas Millérioux a repris les vignes de son grand-père Georges en 2008 après que son père Jean-Claude s'en soit occupé pendant des décennies. Le domaine est autour du village d'Amigny, à 2 km de Sancerre. C'est un domaine de 16 hectares dont une partie qui est repose sur un sous-sol kimméridgien, comme à Chablis. Ils entament une conversion vers l'agriculture bio. Sauvignon blanc comme toujours à Sancerre.

Côtes du Rhône 2024 de La Grange de Piaugier (21,95$)
Rouge. Jean-Marc et sa femme Sophie constituent la 4e génération du domaine familial Piaugier à s'occupe des quelques 30 hectares de vignes en bio, situé entres autres à Sablet et Gigondas, au sud du Rhône. Grenache, carignan, cinsault et syrah, égrappé pour la fermentation, puis élevé en cuve béton.
De grande occasion
Des bouteilles plus rares à boire maintenant ou à faire vieillir

Vina Bosconia Reserva 2015 de R. Lopez de Heredia (62,75$)
Rouge. R. Lopez de Heredia est l'un des grands noms du vin nature qui date de bien avant de l'effet de "mode". C'est un grand domaine. Cuvée provenant des vignes de Vina Bosconia, vignoble à plus de 450 mètres d'altitude, sur sols argilo-calcaire. C'est un assemblage composé de 80 % de tempranillo, 15 % grenache tintorera, 3 % mazuelo et 2 % graciano. 6 ans d'élevage en barriques et 6 ans en bouteilles avant commercialisation. Un vol à ce prix-là. Attention, avec de longs élevages, on obtient des notes oxydatives et évoluées qui sont formidables, mais on perd certainement du fruit. Ce n’est donc pas un rouge “classique”, mais il faut l’approcher comme un “vieux” vin déjà vieilli.

Produttori del Barbaresco 2022 (57,25$)
Rouge. C'est la coopérative la plus réputée au monde, qui regroupe une cinquantaine de familles membres et qui ont mis sur la map l'appellation Barbaresco. Les achats de raisin de la coop sont motivés par la qualité de ceux-ci et non pas par la quantité. C’est rare qu’on parle d’une coopérative avec autant d’admiration et d’estime pour la qualité du travail. Qui dit Barbaresco, dit nebbiolo.

Pinot gris 2025 du Domaine Gérard Schueller (43,50$)
Blanc. Grand nom du vin nature qui se retrouve dans cet arrivage. C'est aujourd'hui Bruno qui est en charge du domaine, mais toujours aux côtés de son père Gérard. Ils travaillent sur 10 hectares de vignes, à Husseren-les-Châteaux, au sud de Colmar. Cette cuvée de pinot gris ne semble pas exister sur les internets, c’est à dire que l’élevage serait plus court qu’à l’habitude et serait une cuvée “d’entrée de gamme”. Schueller, quand c’est bon, c’est très bon (faut savoir lire entre les lignes ici;)).

Le Ginglet 2022 du Domaine Bornard (59,75$)
Rouge. Philippe Bornard est né à Pupillin et travaille dans le vin depuis toujours. À partir de 2005, il cesse de vendre ses raisins à la coopérative et décide d'embouteiller lui-même. Il a beaucoup appris de Pierre Overnoy. Bio, nature, très couru chez les amateurs de nature. Aujourd'hui, son fils Tony est davantage en charge du domaine. Cuvée de trousseau fermenté en cuves en fibre de verre avec élevage en vieilles barriques, pas d'info les vignes malheureusement. Ça a dû bien se vendre la dernière fois, car c’est 10 $ de plus que le dernier arrivage.

Bourgogne aligoté 2024 de Tercet (41,75$)
Blanc. Tercet, c’est le nom d’un projet de négoce (achat de raisin) réalisé par Marc Soyard (Domaine de la Cras) et son ami Florent Lambert, qui est chef de culture sur la Côte de Nuits. Les raisins proviennent de Pernand Vergelesse, de vignes d’aligoté de 35 ans plantées sur argilo-calcaire. Élevage de 18 mois en fûts.
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