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Qu'est-ce qu'on boit

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July 23, 2026, noon

Qu'est-ce qu'on boit ? - 23 juillet - Publique

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L’INFOLETTRE PUBLIQUE

Prévente en ligne du jeudi 23 juillet

Arrivage en succursale à partir du lundi 10 août

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À l'apéro

Des vins qui n'ont pas forcément besoin d'un repas

John Doe 2024 de Pinard et filles (31,25$)
Rouge. Frédéric Simon a été dans les premiers à importer du vin nature au Québec. Il avait de gros noms sur son portfolio, plusieurs qui sont aujourd'hui à la QV ou chez Wino. Sa conjointe, Catherine, était propriétaire du Pullman bar à vin. Ils ont acheté une terre à Magog et éventuellement, ils ont planté des viniferas. Je me souviens très bien de leur arrivée sur le marché du vin québécois : un Vice du jour avec Simon Coutu, un épisode de Curieux Bégin et la cerise sur le sundae, Dave McMillan qui dit en entrevue que c'est la meilleure chose qui est arrivée au vin canadien. Ajoutez à ça les étiquettes de Marc Séguin : LA FOLIE FURIEUSE. Revenons-en à la base. Fred travaille ses viniferas à Magog en bio non certifié et il a développé un partenariat avec un producteur de raisins bios à Lanoraie. Aujourd'hui, c'est un total de 7 hectares (incluant Lanoraie) qu'ils cultivent. Cette cuvée provient de Lanoraie : frontenac noir, radisson, frontenac gris, petite perle et marquette, le tout soit en semi-carbonique ou en fermentation traditionnelle, avec élevage en inox, le tout sans sulfites ajoutés.

Pinot blanc de Brand Bros (34,75$)
Blanc. Dans le nord de Pfalz, en Allemagne, les frères Brand (les deux dans la vingtaine) travaillent 18 hectares en bio, importés par Ward & Associés. Ils ont un riesling d'entrée de gamme à un peu plus de 20 $ qui fait un tabac à chaque arrivage. Cette fois-ci, c'est une cuvée anciennement en importation privée. J'ai toujours eu un grand plaisir à boire ce vin, très électrique, parfait pour les grandes soifs.

Pecorino 2024 de Francesco Cirelli (25,35$)
Blanc. Francesco Cirelli avait d'abord étudié en agriculture puis a décidé de consacrer sa vie à l'agriculture. Originaire des Abruzzes, il a décidé de magasiner une terre où il pourrait mener à bien ses rêves. C'est alors qu'il a découvert ce qui allait devenir La Collina, une ferme en polyculture de 23 hectares. Il travaille le tout en bio et applique la biodynamie dans les vignes. Il adore jouer avec les amphores, mais pas sur ses cuvées d'entrée de gammes. 24 heures de macération puis pressurage, élevage en inox.

Chinon Extra ball 2025 de Nicolas Grosbois (26,65$)
Rouge. Nicolas Grosbois est un régulier dans cette infolettre. Il possède 9 hectares répartis sur 13 parcelles différentes, travaillés en bio. Il y a une grande histoire d'amour entre ce cher vigneron de la Loire et le Québec, un amour réciproque en plus. Chacune de ses cuvées est un must-buy.

Morgon Cou de Jus 2024 des Vignobles Bulliat (71,75$/MAGNUM!)
Rouge. Bio depuis 2010, domaine familial où Loïc, 7e génération à opérer, et son père Noël (lol) travaillent 28 hectares en Beaujolais répartis sur 8 appellations, dont 5 crus (Morgon, Fleurie, Chénas, Chiroubles et Moulin à Vent). Gamay provenant de sols de schiste friable colorant la terre d'ocre rouge. Macération longue et élevage en amphore. (oui oui, vous reconnaissez bel et bien la signature de Simon Roy sur les étiquettes).

Bourgogne La Taupe 2024 de Chavy-Chouet (30,75$)
Rouge. Romaric Chavy est vigneron de 7e génération du vignoble créé à la suite de la fusion de deux domaines familiaux. Les quinze hectares du domaine sont donc divisés entre Saint-Aubin, Volnay et Pommard. Romaric a appris notamment aux côtés de son parrain François Mitulski, grand nom de la Bourgogne nature. Cette cuvée de pinot noir provient d'une vieille vigne de 70 ans sur des sols argileux. Élevage de 10 mois avec 10 % de fûts neufs.


Effervescence

Des bulles, ça se boit à l'apéro, à table, en fin de soirée ou bien ça se met en cave


À table

Des vins qui s'apprécient davantage autour d'un plat

Fork and Knives de Milan Nestarec (38,75$)
Blanc. Nestarec est un des visages les plus connus du renouveau des vins de la République tchèque. Il a repris les 8 hectares de vignes plantés par son père en 2001, dans le sud du pays, en Moravie. Cuvée anciennement en importation privée de grand plaisir, avec une nouvelle étiquette. Cette cuvée est un assemblage de grüner veltliner, welchriesling et neuburger. Cette cuvée est maintenant produite dans un esprit parcellaire à partir des plus beaux vignobles de loess que possède Milan. Très lente presse des raisins après une nuit de macération, 40 jours de fermentation puis élevage en foudres de 3000 litres. Sans filtration, collage ni sulfitage.


De grande occasion

Des bouteilles plus rares à boire maintenant ou à faire vieillir

Côtes catalanes La D18 2023 du Domaine Olivier Pithon (73,75$)
Blanc. Cool jeune homme du Roussillon dont on bien évidemment souvent croisé les vins à la SAQ ces dernières années. Grenache gris et blanc. Cette cuvée parcellaire provient de terroir de schistes. Pressurage direct avec élevage en cuve de bois pendant 12 à 16 mois. J'ai eu la chance de boire une 2014 en 2020 et ça demeure à ce jour une des plus grande bouteille de blanc que j'ai eu la chance de boire dans ma vie.

Chablis 2023 du Domaine Oudin (50,50$)
Blanc. Nathalie et Isabelle ont grandis à Paris, mais dans les années 90 elles ont décidées de retourner à Chablis où leur grand-père avait un domaine. Ce retour à la terre n'a pas été facile et elles ont pu bénéficier de l'aide d'un voisin, Gérald Pic. Au total, elles s'occupent d'un peu moins de 10 hectares, avec Nathalie davantage à la vigne et Isabelle, au chai. Travail en levures indigènes, de lents pressurages et des vinifications uniquement en inox, avec de longs élevages et très peu de sulfites. Beau chardonnay bien texturé !

Arbois Savagnin Ouillé 2022 du Domaine André et Mireille Tissot (97,25$)
Blanc. En lisant l'entrevue de Stéphane Tissot dans le numéro 132 du Rouge et le Blanc, on se rend compte c'est bel et bien un grand vigneron qui est à la tête du domaine de 50 hectares. Je dirais même qu'après l'avoir rencontré et visité à Arbois, je me suis rendu compte que c'était un peu le parrain du nord du Jura Travaillant en biodynamie depuis 2004, Tissot s'efforce à faire 35 cuvées par année. Assemblage de savagnins, élevage en barriques et foudres avec ouillage (donc pas d'oxydation volontaire).
Vin jaune parcellaire En Spois 2018 également en arrivage cette semaine, des micro-quantités !

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