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L’INFOLETTRE PUBLIQUE
Prévente en ligne du jeudi 16 avril
Arrivage en succursale prévu autour du lundi 27 avril
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Je tente autant que possible de faciliter l'accès à cette infolettre pour donner envie aux néophytes du vin de s'y intéresser. Cela dit, il m'en coûte maintenant 1000 $ par année pour payer la plateforme d’infolettre que j’utilise. Toute aide est le bienvenue. En échange, vous recevez cette infolettre à minuit le jeudi au moment où les vins deviennent disponibles. Ce n'est pas un abonnement, c'est juste comme donner un pourboire si vous aimez mon travail ! Je ne touche aucun autre revenu avec l'infolettre et celle-ci est libre de publicité.

J’ai été invité par Catherine et Marie-Ève de chez Saucette, chouette caviste de Saint-Lambert, à participer à leur balado sur l’industrie du vin. C’était la chance, dans un format long de 1h30 de donner mon opinion sur l’état actuel de l’industrie du vin, de reprendre avec elles mon parcours dans le milieu du vin et, puisque ce sont de fidèles lectrices, d’expliquer les dessous de l’infolettre. Ça se trouve également en audio, si vous préférez l’écouter sur la route ou dans le métro. Bonne écoute !
À l'apéro
Des vins qui n'ont pas forcément besoin d'un repas

Mosel Riesling Trocken LS 2023 de Clemens et Rita Busch (30,50$)
Blanc. Rita et Clemens Busch travaillent leurs vignes en bio depuis une trentaine d'années, alors que pratiquement personne dans la région ne s'y aventurait à l'époque. Il faut dire que les pentes abruptes compliquent le travail à la vigne et que beaucoup cherchent des moyens de gagner du temps, d'où un recours généralisé à l'épandage de pesticides par hélicoptère. Les vins des Busch sont généralement de grands vins à laisser chiller en cave, notamment pour les sulfites qui vous sautent moins au visage à l'ouverture de la bouteille, lègue d'une façon de faire assez généralisée en Allemagne. La cuvée LS, pour low sulfur, veut donc dire que ce vin peut être considéré nature, car ce n'est pas mal qu'au niveau de la question du soufre que les vins de Clemens ne se qualifient pas normalement. Un riesling de la Mosel tendu, sec, électrisant, qui dégrisera quiconque qui se sent un peu fatigué et qui cherche à se réveiller. Vin prêt à boire, mais qui peut également être mis en cave sans problème !

Orange 2021 de Christina (29,50$)
Orange. Christina Netzl vit et pratique l'agriculture dans le même village que sa famille qui y est installée depuis 1650, soit celui de Göttlesbrunn, dans la région de Carnuntum, au sud-est de Vienne. Ça semble important dans la manière dont Christina parle de son projet que c'est une famille agricole diversifiée, qui faisait autant de la culture de grains, de maïs, de betteraves à sucre, d'élevage de cochon qu'ils faisaient de la viticulture. En 2013, à son retour sur la ferme familiale après avoir vécu à Londres, Christina a converti le vignoble à l'agriculture biologique et a commencé à se tourner vers le vin nature. Cette cuvée de chardonnay a fait 18 jours sur peaux et a fait 4 mois d'élevage en inox, un tout petit peu de soufre à la mise en bouteille.

Alsace Lune à Boire du Domaine Kreydenweeiss (26,65$)
Blanc. Depuis 2007, c'est Antoine Kreydenweiss qui s'occupe du domaine, avec sa femme et leurs filles. Total de 13,5 hectares travaillé en biodynamie depuis 1989. J'aime beaucoup ce domaine alsacien. La gamme “Lune à boire” s'inscrit davantage dans le style qu'Antoine et Charlotte plutôt qu'en continuité du travail de Marc. On a ici un assemblage majoritairement composé de pinot blanc, complété par du sylvaner, du riesling et une touche de gewurztraminer.

Kedungu 2023 d'Intellego Wines (29,05$)
Rouge. Jurgen Gouws fait du vin nature depuis près de 15 ans dans le Swartland, en Afrique du Sud. Ce jeune "surfer boy" ne possède pas de vignoble, mais il travaille avec des producteurs qui travaillent en bio, où la plupart arrivent à faire de la viticulture sans irrigation. J'avais acheté sa cuvée The Story of Harry pour le Candide et c’était très bon ! Assemblage de syrah, cinsault et mourvèdre.
Effervescence
Des bulles, ça se boit à l'apéro, à table, en fin de soirée ou bien ça se met en cave

Crémant du Jura du Domaine Jean Bourdy (34$)
Crémant. Valeur sûre en SAQ, les vins de la famille Bourdy sont bien connus dans le réseau. Cette cuvée de chardo, vinifiée en méthode traditionnelle, est vieillie un an sur latte, ce qui permet d'aller chercher la texture des lies. Ce que j'aime beaucoup de ce crémant c'est son aromatique : beurre, miche de pain, un peu levuré. Mettre le nez dans son verre est déjà super annonciateur du plaisir à venir.

Vouvray Brut 2023 du Domaine Vincent Carême (29,75$)
Bulles. Je vous recommande toujours les cuvées de Carême, producteur à Vouvray travaillant en bio. Il fait dans le beau bon pas cher. J'aime beaucoup les bulles de chenin, je trouve que c'est un cépage dont le profil aromatique et l’acidité se prêtent bien aux bulles. Cette cuvée-ci est produite en méthode traditionnelle.

Bouzy Grand Cru Les Parcelles Extra Brut de Pierre Paillard (99,25$)
Champagne. Nouvel arrivage de champagne d'artisans, encore une fois représenté par Dame-Jeanne. Antoine et Quentin Paillard constituent la 8e génération familiale à s'occuper du domaine viticole, et ce, depuis 2016. Les 11 hectares de vignes se situent sur le terroir de Bouzy. Ils travaillent en lutte raisonnée à la vigne alors qu'au chai, les doses de soufre sont faibles et les élevages, longs. 70 % pinot noir et 30 % chardonnay. 3 ans d'élevage sur lattes et léger dosage à 1g/litre.
À table
Des vins qui s'apprécient davantage autour d'un plat
De grande occasion
Des bouteilles plus rares à boire maintenant ou à faire vieillir

Sancerre Les Grands Champs 2023 du Domaine Fouassier (40,75$)
Blanc. Vous commencez à connaître mon amour pour ce domaine. Souvenez-vous également de son Iconoclaste en bombe de fruits. Bref, c'est une cuvée parcellaire (c'est le premier domaine à avoir commencé à travailler en parcellaire en Sancerre !). Le terroir des grands champs est composé de calcaires de Buzançais sur kimméridgien inférieur (excellent à plugger sur une date si vous ne voulez pas être rappelé-e). Vinification naturelle bien évidemment et élevage en cuve.

Sancerre 2024 du Domaine Fleuriet (41$)
Blanc. Nouvelle entrée au Québec à travers le portfolio d’Oenopole. Ce domaine familial a débuté ses activités en 1991 et s’étend sur 30 hectares à Sancerre, 5 hectares à Menetou-Salon (où je mets les livres chérie ? Mets-les tous au salon, Menetou-Salon. Désolé!). Certifié bio à partir de 2013 et en biodynamie en 2020, ils vendangent à la main, font les fermentations avec levures indigènes. C’est plutôt rare à Sancerre. Cette parcelle est produite à partir de vignes plantées sur des sols de calcaire et de silex. L’élevage de ce sauvignon est fait en cuve béton et en fûts. Les niveaux de sulfites sont au-dessus de ce qu’on tolère dans le “nature”, mais c’est certainement plus libre que bien des sancerres.
À coucher
Des cuvées qui méritent un temps d'attente pour se dévoiler

Schoenenbourg Riesling Grand Cru 2023 de Meyer-Fonné (76,50$)
Blanc. Domaine de 18 hectares maintenant certifié biologique où l'on vise à faire des vins de terroir. Ils se trouvent autour de Katzenthal, à l'ouest de Colmar. Félix s'occupe du domaine depuis 1992. Cette cuvée provient d’un coteau plein sud sur des marnes vertes du Keuper, à proximité du village de Riquewihr. Un beau riesling de garde !
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