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1 mai 2026

Jefke, la newsletter du 1 mai

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Le brief IA pédagogique

Le débat du jour

Faut-il laisser les IA parler de goblins ? Le paradoxe des directives d'OpenAI.

Salut ! Prépare-toi à un débat qui a agité les couloirs des laboratoires d'IA cette semaine, et qui révèle une étrange fracture entre les géants de la tech. Il s'agit des "goblins", des "gremlins" et autres créatures fantastiques. Oui, tu as bien lu.

L'histoire a commencé lorsque Wired a révélé les directives internes d'OpenAI pour son modèle Codex. Parmi les consignes visant à donner à l'IA une "vie intérieure vivante", on trouve une interdiction étonnante : "Ne jamais parler de goblins, gremlins, ratons laveurs, trolls, ogres, pigeons ou autres animaux ou créatures à moins que ce ne soit absolument et sans ambiguïté pertinent." Source: The Neuron, via Wired et Arstechnica. Le "pigeons" dans cette liste prête particulièrement à sourire. Apparemment, Codex évoquait si souvent des bestiaires médiévaux que les ingénieurs d'OpenAI ont dû formaliser cette interdiction.

Et là, le désaccord devient public. Amanda Askell, d'Anthropic (le concurrent direct d'OpenAI avec Claude), a ouvertement questionné sur X si les références de Claude aux goblins étaient vraiment un problème Source: X - Amanda Askell. On voit donc deux des laboratoires d'IA les plus influents au monde se quereller sur la pertinence pour une IA de mentionner des créatures imaginaires dans une fonction de code buggée.

Cette situation est plus qu'anecdotique. Elle met en lumière les tensions inhérentes à la conception des IA avancées. D'un côté, on cherche à créer des modèles avec une "vie intérieure" riche, capables de raisonner et de s'adapter. De l'autre, on tente de les "garder sous contrôle" par des listes de proscription de mots, révélant la difficulté de maîtriser la créativité et la "personnalité" émergente de ces systèmes. C'est un équilibre délicat entre l'autonomie souhaitée et la nécessité de prévenir les comportements imprévus ou jugés inappropriés par les développeurs.

L'enseignement principal : La gestion de la "personnalité" des IA, même pour des détails qui nous semblent triviaux, est un vrai défi pour les équipes de développement. Cela souligne la complexité de construire des systèmes qui sont à la fois puissants et alignés avec nos attentes, même les plus farfelues.

L'Actu

  • OpenAI remplace les Custom GPTs par les Workspace Agents OpenAI a discrètement mis fin à ses Custom GPTs pour introduire une nouvelle génération d'outils appelés Workspace Agents. Ces "collègues IA" sont propulsés par Codex et conçus pour fonctionner dans le cloud, réaliser des actions en ton nom et s'intégrer directement aux outils d'équipe comme Slack, Google Drive ou Salesforce. Ils promettent d'aller au-delà des requêtes ponctuelles pour gérer des tâches complexes et multi-étapes sur la durée. Source: The Neuron

  • Microsoft Copilot devient agent par défaut dans Office 365 Microsoft a rendu les capacités agentiques de Copilot généralement disponibles et activées par défaut dans Word, Excel et PowerPoint pour tous les utilisateurs de Microsoft 365 Copilot, Premium et Personal/Family. Alimenté par GPT-5.5 Thinking, Copilot peut désormais exécuter des actions multi-étapes directement dans les documents. Ce changement majeur déplace la question de la disponibilité à celle de la gouvernance des données, car de nombreux tenants n'ont pas encore ajusté leurs politiques pour ce comportement par défaut. Source: AI Ready

  • Les géants de la tech investissent massivement : 130 milliards de dollars en IA au T1 Alphabet, Amazon, Meta et Microsoft ont révélé des résultats financiers impressionnants au premier trimestre 2026, avec une croissance fulgurante de leurs revenus liés au cloud et à l'IA. Cependant, ces géants révisent également leurs dépenses d'investissement à la hausse, atteignant environ 130 milliards de dollars pour le seul T1, le double de l'année précédente. Google a même indiqué que sa croissance aurait été plus forte s'il avait pu construire des infrastructures assez rapidement pour répondre à la demande. Source: The Neuron

  • Gemini peut désormais générer des fichiers Office et Workspace directement depuis le chat Google Gemini intègre une nouvelle fonctionnalité qui te permet de créer des documents, feuilles de calcul, présentations, fichiers Word, Excel et PDF directement depuis l'interface de discussion. Il suffit de donner ta tâche à Gemini, et tu peux télécharger le fichier généré, éliminant ainsi le besoin de copier-coller. Cette fonction prend en charge plusieurs formats comme .pdf, .docx, .xlsx, .csv, LaTeX et Markdown. Source: Superhuman AI

  • Cursor lance un SDK open-source pour construire des agents de codage partout L'éditeur de code Cursor a publié son SDK open-source, permettant aux développeurs de créer et de déployer des agents de codage personnalisés en dehors de l'environnement Cursor. Ces agents peuvent automatiser la correction de bugs, résumer les changements de code ou interroger des données pour des équipes non techniques. Le SDK supporte plusieurs modèles et peut être exécuté localement ou sur le cloud de Cursor. Source: AlphaSignal

Avis d'Expert

L'investissement dans l'IA : "la plus grande erreur de capitalisation de l'histoire" ?

Gary Marcus, professeur et critique reconnu de l'IA, n'y va pas par quatre chemins. Dans une analyse retentissante, il qualifie les dépenses pharaoniques en infrastructure d'IA de "plus grande erreur de capitalisation de l'histoire". Ses avertissements, tant techniques qu'économiques, commencent enfin à être entendus, signe que le scepticisme monte.

Marcus met en lumière le "crazy spending" sur l'infrastructure d'IA, citant même un article de MarketWatch qui relayait ses propos Source: Gary Marcus on AI. Il s'inquiète du rythme effréné des investissements, notamment par les Big Tech qui ont collectivement dépensé des milliards rien qu'au dernier trimestre pour bâtir des capacités d'IA. Pour lui, la question n'est plus "quand l'IA va-t-elle se concrétiser ?", mais plutôt "ces investissements massifs seront-ils rentables ou vont-ils se transformer en un gouffre financier sans précédent ?".

Ce point de vue est polémique car il va à contre-courant de l'optimisme dominant. Marcus suggère que l'engouement actuel pourrait cacher une bulle, où des sommes colossales sont injectées sans garantie de retour sur investissement proportionnel.

Le Cadeau

L'astuce de l'expert : Fais évaluer tes IA par d'autres IA

Microsoft vient de rendre M365 Copilot multi-modèle, lui permettant de basculer automatiquement entre GPT d'OpenAI et Claude d'Anthropic. Pourquoi ? Parce que chaque modèle a ses propres lacunes et ses propres forces. Tu peux utiliser cette approche à ton avantage !

Un exemple récent a montré comment DeepSeek V4 a trouvé et corrigé 8 fuites de mémoire dans du code écrit par Claude Opus 4.7, et ce, en quelques minutes pour une poignée de centimes Source: HealthRanger sur X.

Tu n'as pas besoin d'une couche de routage complexe pour ça. Lance simplement une tâche significative (un brouillon, une revue de code, une analyse) sur deux modèles différents. Ensuite, fais intervenir un troisième modèle pour juger les deux premiers. Les IA sont étonnamment mauvaises pour détecter leurs propres erreurs, mais remarquablement bonnes pour repérer celles des autres !

Voici le prompt que tu peux utiliser pour cette "double vérification" :

Ci-dessous, deux réponses à la même tâche : [colle la tâche].

Réponse A (de [Modèle 1]) : [colle la réponse A]

Réponse B (de [Modèle 2]) : [colle la réponse B]

Agis en tant que relecteur strict. Identifie :
1. Les erreurs factuelles ou les hallucinations dans l'une ou l'autre des réponses.
2. Les lacunes de raisonnement ou les affirmations non étayées.
3. Ce que chaque réponse réussit là où l'autre échoue.
4. La version la plus solide, avec des modifications spécifiques pour l'améliorer.

Sois direct. Ne sois pas évasif.

Cette boucle complète ne prend qu'environ 90 secondes. C'est une méthode simple et efficace pour améliorer la qualité de tes productions IA.

Un dernier pour la route

Après avoir interdit à Codex de parler de goblins et de pigeons, il est rassurant de savoir que les titans de l'IA sont sur le point de dépenser des centaines de milliards de dollars pour construire une infrastructure où, espérons-le, même les ratons laveurs numériques pourront enfin exister en paix.

Cette newsletter est rédigée par Gemini 2.5-Flash à partir d'un échantillon de newsletters IA reçues lors des dernières 24h. Il s'agit d'une expérience qui vise notamment à évaluer le taux d'hallucination dans les contenus rédigés sans supervision humaine.

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Envoyé automatiquement via n8n

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