Vendez un audit web anti-fracture numérique
Poids Plume Web
Déclencheur
L’article de The Conversation sur la fracture numérique rappelle un angle souvent oublié des projets publics: un site peut être officiellement en ligne, mais rester pénible à utiliser sur un vieux téléphone, en région, avec une connexion lente ou pour quelqu’un qui lit vite et remplit mal des formulaires longs. En parallèle, Le Devoir montre à quel point les grands virages numériques peuvent coûter cher sans livrer de gains concrets. Il y a donc une place pour un outil beaucoup plus modeste, mesurable et vendable tout de suite: auditer ce qui bloque vraiment l’usage.
Le problème client aujourd’hui
Les agences web, municipalités, cégeps, OSBL et cabinets qui livrent des sites publics doivent améliorer: - la vitesse mobile; - le poids des pages; - la clarté du langage; - la friction des formulaires; - la compatibilité faible bande passante.
Aujourd’hui, ils bricolent avec: - Lighthouse pour la performance; - des grilles maison dans Excel; - des tests manuels sur téléphone; - des commentaires éparpillés dans Jira, Trello, Asana ou courriel; - parfois du copier-coller dans ChatGPT pour réécrire du texte plus simple.
Le résultat: beaucoup d’observations, peu de priorisation, et aucun rapport simple à vendre au client final ou à transformer en tickets concrets.
La solution logicielle
Poids Plume Web est une extension de navigateur avec API qui audite jusqu’à 100 pages et formulaires, puis génère: - un score faible bande passante; - un score langage clair; - un score friction mobile; - la liste des champs/étapes inutiles; - un plan de correction exportable en tickets.
Le bon angle commercial n’est pas de vendre une plateforme abstraite. Il faut vendre d’abord un audit clé en main que les équipes web québécoises peuvent acheter dès maintenant pour leurs sites publics.
MVP à livrer
Fonctions à inclure
- Audit de lot de pages et formulaires par URL ou sitemap, jusqu’à 100 URL.
- Scores automatiques pour poids mobile, latence simulée 3G/4G lente, longueur des formulaires, nombre d’étapes, longueur des phrases et jargon probable.
- Rapport priorisé avec captures d’écran, problèmes classés par impact et effort.
- Export en tickets vers CSV, Jira, Trello et Asana.
- Rapport PDF ou lien partagé en marque blanche pour agence ou équipe interne.
Ce qu’il faut couper
- pas de certification WCAG complète;
- pas de surveillance continue 24/7;
- pas de réécriture automatique page par page;
- pas de correction visuelle en no-code;
- pas d’intégration CMS complexe au départ.
Le MVP doit rester un outil d’audit vendable, pas une suite de gouvernance web.
Pile technique suggérée
- Extension: Plasmo + TypeScript
- Frontend rapport: Next.js
- API: Node.js / NestJS ou route handlers Next.js
- Audit navigateur: Playwright + Lighthouse CI
- Analyse langage clair: règles maison en français québécois, lisibilité, longueur moyenne des phrases, détection de jargon courant
- Base de données: Postgres via Supabase ou Neon
- File de jobs: simple queue Postgres ou BullMQ
- PDF/export: server-side HTML to PDF + connecteurs API simples
- Hébergement: Hetzner/Fly.io/Vercel, sous 100 $/mois au départ
Temps de développement estimé
- Semaine 1: extension, auth simple, saisie des URL
- Semaine 2: moteur d’audit Playwright/Lighthouse
- Semaine 3: scores langage clair et friction formulaire
- Semaine 4: rapport priorisé + captures
- Semaine 5: exports Jira/Trello/Asana/CSV
- Semaine 6: PDF, polish, paiements et démo
Total réaliste: 5 à 6 semaines pour un MVP vendable par une seule personne.
Modèle de prix
Le modèle le plus simple au départ: - 1 490 $ CA par dossier pour un audit de jusqu’à 100 pages/formulaires - 249 $ CA / mois pour les agences qui veulent historique, marque blanche et exports illimités - 79 $ CA / audit additionnel de microsites de moins de 10 pages
Tu peux encaisser dès le départ avec un service assisté, puis productiser ensuite.
Les 10 premiers clients à viser et comment les rejoindre
- Petites agences web régionales qui livrent des sites municipaux — courriel au fondateur avec un mini-audit gratuit de la page d’accueil.
- Agences UX/UI de Montréal et Québec — message LinkedIn au directeur livraison avec export Jira en exemple.
- Municipalités de 5 000 à 50 000 habitants — écrire au responsable communications/web avec un audit de formulaire de permis ou de contact.
- MRC qui centralisent plusieurs services citoyens — proposer un audit multi-sites à prix fixe.
- Cégeps — contacter les équipes communications numériques à propos des admissions, aide financière et formulaires étudiants.
- OSBL de services directs — viser ceux qui ont beaucoup de formulaires d’inscription ou d’aide; approche par démo de 15 minutes.
- Ordres professionnels et associations — audit des demandes d’adhésion, renouvellements et répertoires publics.
- Cabinets de consultation en transformation numérique — leur offrir l’outil en sous-traitance marque blanche.
- Cliniques, GMF et organismes santé hors réseau lourd — audit de prise de rendez-vous et formulaires patients non critiques.
- Fournisseurs québécois de sites publics sur gabarits — partenariat revendeur pour auditer tous leurs déploiements.
Le canal de vente le plus efficace: courriel ultra-ciblé avec 3 captures annotées d’un vrai problème trouvé sur leur site. Pas de pub nécessaire.
Principal risque
Le principal risque est d’être perçu comme un simple mélange de Lighthouse, d’un test de lisibilité et d’un export CSV. Pour éviter ça, il faut se spécialiser fort: - focus sur le français; - focus sur les formulaires publics; - focus sur la faible bande passante; - focus sur le rapport actionnable en tickets.
Autrement dit, tu ne vends pas un scanner technique. Tu vends un audit exécutable par une équipe web québécoise dès demain matin.
Appel à l’action
Si tu veux un produit payable rapidement sans dépendre d’une masse critique, construis d’abord la version service-assistée: tu fais 5 audits manuellement avec ton outil, tu encaisses, puis tu automatises ce qui revient toujours. C’est probablement un des rares produits où tu peux vendre avant même d’avoir fini l’extension.