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1 octobre 2026

Un SaaS pour se faire payer sur les chantiers

Sécuriser les paiements des sous-traitants au Québec

Déclencheur

Les nouvelles du jour tournent autour de deux tensions très concrètes pour les PME québécoises : d'un côté, la FCEI demande que le budget 2026-2027 place les PME au cœur des priorités; de l'autre, on reparle encore d'efficacité numérique et de la volonté d'éviter les fiascos informatiques publics. Pendant ce temps, sur les chantiers, des centaines de petites entreprises vivent un problème beaucoup plus terre à terre : être payées à temps et conserver leurs recours.

Le problème vécu par le client

Pour un sous-traitant en construction — électricien, plombier, entrepreneur en excavation, structure d'acier, gypse, ventilation — le vrai stress n'est pas seulement de finir le travail, c'est de ne pas rater une échéance administrative qui protège son cashflow.

Aujourd'hui, ces PME gèrent souvent ça avec : - des fichiers Excel par projet; - des courriels éparpillés entre l'estimateur, le chargé de projet et l'adjointe; - des modèles Word mal versionnés; - des preuves de livraison en PDF ou captures d'écran; - des rappels dans Outlook ou, pire, dans la tête de quelqu'un.

Résultat : - dénonciation envoyée trop tard ou oubliée; - quittance introuvable au moment de facturer; - retenue mal suivie; - preuve de transmission difficile à démontrer; - argent immobilisé pendant des semaines ou des mois.

Le client ne veut pas un gros ERP. Il veut un outil simple, local, ultra ciblé, qui l'aide à ne pas perdre d'argent pour des raisons administratives.

La solution logicielle

Un SaaS web québécois pour sous-traitants de construction qui centralise, par projet : - les échéances de retenues; - les dénonciations de contrat; - les quittances; - les preuves de livraison et d'envoi; - les rappels automatiques avant les dates critiques.

L'angle n'est pas la comptabilité générale ni la gestion de chantier complète. C'est un produit spécialisé : sécuriser les recours et accélérer les encaissements.

Périmètre du MVP

À livrer en premier

  1. Dossier par projet
    Client, donneur d'ouvrage, entrepreneur général, adresse du chantier, dates clés, contacts, pièces jointes.

  2. Calendrier d'échéances
    Création automatique de rappels selon le type de dossier : dénonciation, fin de travaux, suivi de retenue, demande de quittance, relance de paiement.

  3. Générateur de documents simples
    Modèles québécois préremplis pour dénonciation, quittance conditionnelle, quittance finale, lettre de relance.

  4. Preuve horodatée de transmission
    Journal des envois, dépôt de PDF, capture des confirmations courriel, numéro de suivi manuel ou automatique.

  5. Tableau de suivi des montants à recevoir
    Factures liées au projet, retenues attendues, statut des documents, prochaines actions.

À couper sans hésiter

  • intégration comptable complète avec Acomba/QuickBooks;
  • application mobile native;
  • signature électronique avancée;
  • portail pour les entrepreneurs généraux;
  • OCR complexe de contrats;
  • moteur juridique expert ou avis légal automatisé.

Le MVP doit rester un assistant administratif spécialisé, pas un logiciel de construction tout-en-un.

Pile technique suggérée

  • Frontend / backend : Next.js + TypeScript
  • Base de données : PostgreSQL via Supabase
  • Auth : Supabase Auth
  • Stockage fichiers : Supabase Storage ou Cloudflare R2
  • Courriels/rappels : Resend + cron serverless
  • PDF : génération HTML vers PDF avec Puppeteer
  • Hébergement : Vercel
  • Analytics légers : Plausible

Estimation de développement

  • Semaine 1 : maquettes, modèle de données, auth, structure multi-dossiers
  • Semaine 2 : création de projets, contacts, échéances, rappels
  • Semaine 3 : générateur de documents et stockage des pièces
  • Semaine 4 : journal de preuve d'envoi, tableau de suivi, finition UX
  • Semaine 5 : tests avec 2 à 3 sous-traitants pilotes, ajustements
  • Semaine 6 : mise en production et onboarding

Total réaliste : 4 à 6 semaines pour un MVP vendable.

Coûts d'infrastructure au départ

  • Vercel : 20 $ CA/mois max
  • Supabase : 35 $ CA/mois max
  • Resend / courriels : 10 à 20 $ CA/mois
  • Domaine + divers : 5 à 10 $ CA/mois

Total : sous 100 $ CA/mois au démarrage.

Modèle de prix

Trois options simples : - 79 $ CA / mois pour 1 à 3 utilisateurs et 25 projets actifs - 149 $ CA / mois pour jusqu'à 10 utilisateurs et projets illimités - 29 $ CA / dossier fermé pour les clients occasionnels qui refusent l'abonnement

Tu peux aussi offrir un forfait d'implantation à 250 $ CA : import des projets en cours + personnalisation des modèles de documents.

Les 10 premiers clients à viser

Cible des sous-traitants de 10 à 75 employés, assez gros pour souffrir du problème, assez petits pour ne pas avoir un ERP adapté.

  1. Entrepreneur en électricité commercial à Québec
  2. Plombier/chauffage en Montérégie
  3. Sous-traitant en ventilation à Laval
  4. Entreprise d'excavation en Mauricie
  5. Poseur d'acier d'armature à Montréal
  6. Entrepreneur en gypse/système intérieur à Sherbrooke
  7. Couvreur commercial au Centre-du-Québec
  8. Sous-traitant en structure d'acier à Lévis
  9. Entrepreneur en pavage/égouts municipal en Outaouais
  10. Menuiserie commerciale à Trois-Rivières

Comment les rejoindre sans pub

  • Appeler directement les entreprises qui affichent des postes d'adjointe administrative, chargée de projet ou commis comptable : signal clair qu'elles vivent ce chaos.
  • Contacter les membres des associations régionales de la construction et des regroupements d'entrepreneurs.
  • Publier sur LinkedIn avec des exemples ultra concrets : "oubli de dénonciation", "retenue jamais réclamée", "preuve d'envoi introuvable".
  • Approcher des cabinet comptables spécialisés construction qui peuvent référer l'outil.
  • Faire des démos courtes à des avocats en construction ou consultants en réclamation comme canal de recommandation.
  • Prospecter les entreprises qui soumissionnent sur des appels d'offres municipaux et institutionnels, où la paperasse est plus lourde.

Le bon pitch n'est pas "gérer vos chantiers". C'est : "vous aide à ne pas perdre vos recours et à accélérer vos paiements".

Principal risque

Le plus gros risque est juridique et de positionnement : si le produit semble donner un avis légal, tu t'exposes à des attentes dangereuses.

Il faut donc cadrer clairement le SaaS comme : - un outil de suivi administratif; - avec des modèles configurables; - et une validation par l'utilisateur ou son conseiller.

Autre risque : certains clients croiront qu'Excel suffit. Pour battre cette objection, il faut démontrer le coût d'un seul oubli : une retenue bloquée ou un document manquant paie plusieurs années d'abonnement.

Appel à l'action

Si tu veux lancer un produit B2B québécois simple à vendre, celui-ci coche presque toutes les cases : douleur forte, budget clair, clientèle locale, MVP court, faible coût d'infrastructure.

Prochaine étape concrète : parle cette semaine à 5 adjointes administratives et 5 chargés de projet en sous-traitance, puis construis une démo cliquable autour d'un seul flux : ouvrir un projet → générer une dénonciation → planifier les rappels → déposer la preuve d'envoi.

Si 3 personnes te disent "on utiliserait ça demain", tu as probablement ton prochain micro-SaaS rentable.

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