Newsletter de DÉFENSE DES MILIEUX AQUATIQUES Août 2026
Assemblée extraordinaire de DMA le 12 septembre prochain
Une assemblée générale extraordinaire est convoquée le samedi 12 septembre 2026 à 14 h00 précises en visioconférence, grâce à un lien transmis 8 jours avant à chaque adhérent.
L’objectif est de valider une nouvelle consolidation des statuts de l'Association pour sécuriser ses actions juridiques.
Chaque adhérent recevra le dossier de présentation détaillant le projet et le lien pour accéder au vote à distance.
Pour participer, il faut être à jour de sa cotisation annuelle 2026 qui est de 20 € minimum. Pensez donc à renouveler votre adhésion, en sachant que les cotisations versées après le 1er novembre 2025 valent adhésion pour 2026.
SAUVER LE GAVE D’OLORON
D'un été à l'autre, le chiffre de 40°C est devenu courant dans les bulletins météo. L'humanité est entrée dans la phase de la « grande accélération ».
Mais l'arrosage des maïs continue comme d'habitude dans le département des Pyrénées-Atlantiques et ailleurs, si besoin par dérogations dès que les débits sont trop faibles, et même s’il existe une retenue collinaire pleine à ras bord (exemple du Lausset).
Une autre menace des rivières est celle de la « gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations » ou GEMAPI qui, dans les Pyrénées-Atlantiques, continue de se fonder sur l'utilisation des tronçonneuses et des pelles mécaniques, comme au siècle précédent, alors que les connaissances et les pratiques ont radicalement évolué depuis 30 ans.
Si le magazine 8 pieds 6 s'adresse à une minorité de vrais amoureux des rivières et des poissons, son article sur la compétence GEMAPI devrait retenir l'attention de tous. Avant que les maisons ne soient à nouveau inondées ou les cultures rendues définitivement impossibles.

QUAND L'ÉTAT FINANCE LA SURPÊCHE DANS LE GOLFE DU LION EN PRÉTENDANT LA CONTRÔLER
Entre 2020 et 2024, l'effort de pêche des stocks de merlus en Méditerranée occidentale aurait été réduit de 40%. Mais le merlu reste très surexploité ?!
Un arrêté du 26 mai 2026 prévoit d'indemniser 30 jours d'arrêt de pêche au chalut dans le Golfe du Lion en Méditerranée afin de réduire encore l'effort de pêche.
Il ne s'agit pas d'une période d'arrêt commune imposée à tous les navires, comme cela a été le cas dans le Golfe de Gascogne pour réduire les captures de dauphins.
Chaque pêcheur éligible doit attester sur l'honneur de sa propre liste des jours d'arrêts déjà effectués et à venir, sans se justifier.
Le pêcheur sera donc indemnisé pour 30 jours d'arrêt motivés par maintes raisons (des congés par exemple), sans l'être nécessairement par la réduction de l'effort de pêche1.
Cette aide de l'État ne répond pas aux dérogations prévues par le traité de fonctionnement de l'Union européenne, n'apporte aucune réduction de l'effort de pêche et aurait dû financer des caméras embarquées systématiques qui auraient enfin permis de comprendre l'énigme, comme pour les dauphins du Golfe de Gascogne.
Le merlu méditerranée va donc rester surexploité, avec l'aide de l'argent public.
Comme pour le changement climatique, nous sommes dans une dystopie halieutique, un scénario de comédie noire, où le grotesque le dispute à la farce orwellienne, pour paraphraser Stéphane FOUCART.

CONTAMINATION HORS NORME DE LA CHAIR DE SILURE
En 2023, l'Agence de l'eau Adour-Garonne a recherché plus de 300 contaminants dans 120 échantillons de chair prélevés dans la queue et le dos de 60 silures, pêchés à part égale dans la Garonne et la Dordogne.
Défense des Milieux Aquatiques, qui avait analysé ces données dés début 2024, révèle aujourd'hui l'ampleur des contaminations en mercure, PCB indicateurs et dioxines comparées aux seuils réglementaires.
85% des 60 silures analysés ne sont pas consommables. La réalité est pire parce que les échantillons ont été dégraissés, ce qui diminue les contaminants lipophiles comme les dioxines et les PCB. Les contaminations augmentent avec le poids du poisson mais un petit poisson peut ne pas être consommable puisque les plus petits silures de 3 kg peuvent être contaminés par le mercure ou les dioxines. |
Ces résultats sont enfin confirmés en janvier 2026 par l'Office Français de la Biodiversité1 puis par le magazine QUE CHOISIR de mai 2026.
Malgré le biais dû au dégraissage, l'étude identifie seulement 9 silures sur 60 (15%) conformes corps entier aux normes Mercure, PCB et dioxines. Ce chiffre monte à 21 silures sur 60 (35%) si l'on écarte systématiquement la queue du poisson.
Autrement dit, 85% des silures analysés ne sont ni consommables ni commercialisables, et encore les deux tiers si l'on écarte les queues (qu'il faudrait donc équarrir). Alors qu'au sein de la population humaine ne cesse d'augmenter la prévalence de cancers dont les causes impliquent nécessairement les diverses pollutions diffuses, ces résultats révèlent une contamination qui doit conduire à l'interdiction de la commercialisation et de la consommation des silures du bassin Garonne-Dordogne, comme cela avait déjà été le cas entre février 2013 et juin 2016.
Depuis 2020, des milliers de silures ont été extraits de la Garonne et de la Dordogne, sans effet sur les effectifs des lamproies (ce qui est l’objectif annoncé). Ces « pêches expérimentales » sont financées par l'État et ces silures sont commercialisés par les pêcheurs avec une autorisation préfectorale explicite. Ces poissons ont pu être proposés en cantine scolaire.
En février 2025, le Conseil d'État rejette la requête n°459139 de DMA et valide la commercialisation des silures pêchés dans la Dordogne et la Garonne au motif que ces poissons sont extraits d'un bassin où le taux de contamination en PCB NDL serait probablement inférieur à 250 µg/kg et donc sans conséquence pour la santé humaine, à condition toute fois de ne pas en consommer plus de une fois par mois pour les femmes enceintes et les jeunes enfants, et plus de deux fois par semaine pour les autres personnes.
Or les taux de PCB NDL sont supérieurs à 250 µg/kg pour 40% des silures de la Dordogne et 90% de ceux de la Garonne, ce qui invalide l'argumentation du Conseil d'État.



GOLDEN MILES, LA SOLUTION POUR ÉVITER QUE TROP DE POISSONS NE SOIENT DÉTRUITS POUR RIEN
Les filets de pêche interceptent les poissons à partir d'une certaine taille liée à la dimension des mailles. Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent que beaucoup de poissons sont tués pour rien. Ils jonchent le pont des bateaux avant d’être rejetés morts à la mer.
Les législateurs européens en ont bien conscience mais globalement, les rejets ne sont pas déclarés, l'obligation de débarquement n'est pas respectée et il existe une forte opposition vis-à-vis des caméras embarquées.
Cette destruction de petits poissons qui auraient dû devenir les gros poissons de demain est contre productive et affaiblit les pêches futures.
Plusieurs grands pays étrangers ont trouvé la solution en gérant la pêche par zone, ce qui permet d'éviter les captures non désirées. Par exemple, ils éloignent les filets des eaux côtières puisque celles-ci concentrent les jeunes poissons de nombreuses espèces.
Cette planification zonale de la pêche donne des résultats spectaculaires avec des poissons plus gros, plus abondants, et un secteur de la pêche professionnelle plus solide et créateur d’emplois.
Réserver les trois premiers milles aux pêches sélectives, ce n’est pas renoncer à la pêche. C’est au contraire lui donner un avenir.

Nouvelle version du livret GOLDEN MILES
en ligne et sur papier
En 20 fresques successives, ce petit manuel de résistance intellectuelle facile à lire (50 pages) explique pourquoi la pêche et les poissons continuent de décliner et comment s'y opposer.
Le projet GOLDEN MILES propose une gestion robuste de la pêche côtière qui s'oppose à la quête de performance imposée par le principe du rendement maximal durable (RMD) en train de tuer la pêche maritime.
Sur demande motivée à [email protected], les membres adhérents recevront gratuitement quelques exemplaires à diffuser dans leur entourage.
La version en ligne est imprimable ici. Merci pour vos retours pour améliorer le document.

Ce coléoptère merveilleusement coloré est facile à reconnaître tant il est beau.
Sa larve vit plusieurs années dans les troncs morts, notamment en altitude et souvent dans le hêtre. C'est une raison de plus pour respecter les bois morts des forêts, qu'ils soient sur pied ou à terre.
Malgré son nom, la Rosalie des Alpes a une aire de distribution très large dans l'ancien monde.
L’individu observé en juillet à 1705 mètres d'altitude au col de l'ARRIUTORT, entre vallée d'Aspe et vallée d'Ossau, au dessus de Laruns, à été signalé à l'Association OPIE (Office Pour les Insectes et leur Environnement) dans le cadre d'une enquête participative en ligne sur la Rosalie des Alpes.
Office pour les insectes et leur environnement – Association loi 1901 depuis 1969
Enquêtes de sciences participatives de l'OPIE

DMA CHERCHE À ACQUÉRIR UN MILIEU HUMIDE ET/OU UNE FORÊT DE FEUILLUS DANS LE BUT DE LES PRÉSERVER
DÉFENSE DES MILIEUX AQUATIQUES cherche à acquérir dans le département des Pyrénées-Atlantiques ou des Landes un milieu humide et/ou une forêt de feuillus (pins exclus) avec l'intention de protéger ces espaces en les plaçant sous obligation réelle environnementale.
Merci pour vos suggestions ou vos offres.
DÉFENSE DES MILIEUX AQUATIQUES (DMA)
association Loi 1901 à but non lucratif, de défense de l'environnement et d'intérêt général
numéro RNA W332021802
numéro SIRET 89077586900013
numéro du registre de transparence de l'UE : 741860332287-62
adresse : Maison de la Nature et de l'Environnement, 2 quai de Brazza 33100 BORDEAUX
courriel : [email protected]
site internet : Préservation | Défense Des Milieux Aquatiques (defensedesmilieuxaquatiques.org)
page Facebook : https://www.facebook.com/maigre40/
Instagram : https://www.instagram.com/defensedesmilieuxaquatiques/

Financez DÉFENSE DES MILIEUX AQUATIQUES grâce à vos activités sur Internet via le moteur de recherche LILO
https://www.lilo.org/defense-des-milieux-aquatiques/
L'association fait partie des associations qui peuvent bénéficier des recettes publicitaires réalisées par le moteur de recherche LILO.
Le principe est indolore pour vous : vos recherches sur la toile génèrent des petites sommes à chaque fois qu'une publicité est affichée et ces "gouttes d'eau" se cumulent sur votre compte personnel. Vous pouvez ensuite créditer systématiquement Défense des Milieux Aquatiques du capital que vous accumulerez au fil du temps.
Commencez par charger le moteur de recherche LILO et à le choisir comme moteur de recherche par défaut.