La newsletter de DÉFENSE DES MILIEUX AQUATIQUES

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1 octobre 2026

Newsletter de DÉFENSE DES MILIEUX AQUATIQUES Octobre 2026

LETTRE OUVERTE À IFREMER

le « RENDEMENT MAXIMAL DURABLE » N'EST PAS UN CRITÈRE DE PÊCHE DURABLE MAIS UN INSTRUMENT DE LA GUERRE FROIDE POUR SUREXPLOITER LES OCÉANS.

Depuis 2025, les bilans annuels de la pêche française ne cachent plus le caractère dramatique de son déclin sans fin.

En 2025, IFREMER annonçait que 31% des débarquements sont issus de populations de poissons dont la reproduction baisse. En 2026, c'est désormais 39%. La tendance est inconnue pour 53% des débarquements.

Bilan 2025 du statut des ressources halieutiques débarquées par la pêche française en 2024 – Hexagone et Outre-mer

IFREMER s'étonne que les débarquements continuent de baisser alors que la pression de pêche a considérablement diminué depuis 20 ans et que 60% ds stocks sont exploités au Rendement Maximal Durable (RMD). IFREMER ne comprend pas : « Ce constat interroge les scientifiques.»

Impact du changement climatique sur les ressources halieutiques. Réponse à une demande d’expertise

Pour illustrer ce constat qui lui paraît paradoxal, IFREMER cite l'exemple « emblématique » du hareng de la mer du Nord qui décline depuis 8 ans alors qu'il est pêché au niveau du RMD depuis 25 ans. IFREMER ne comprend pas et exprime des « besoins immenses d’anticipation, via la connaissance, le partage et la concertation ! »

7ème JST du Pôle MIAME - Site web du Pôle MIAME

L’avis de DMA : l'intronisation du RMD dans la politique commune de la pêche en 2013 n'en fait pas pour autant un critère scientifique de pêche durable. Il reste un slogan politique, au service de l'impérialisme des USA quand il a fallu garantir l'accès à toutes les mers du globe à la fin de la seconde guerre mondiale et rétablir l'économie japonaise pour contrebalancer le bloc communiste. Le RMD est un outil de la guerre froide, en faveur de la surexploitation et du développement économique en général et certainement pas en faveur de la pêche durable. On sait aujourd'hui que le modèle de Milner Baily Schaefer, encore enseigné à l'université de la Rochelle par les halieutes d'IFREMER, est truffé de raccourcis, d'erreurs et de lacunes. IFREMER devrait relire les travaux de l'historienne Carmel FINLEY et d'autres auteurs biologistes marins.

Dénoncé dès son émergence, le RMD réduit le nombre de classes d'âge des populations de poissons, ce qui empêche leur adaptation évolutive à l'environnement. Les pêcheries au RMD ne peuvent que décliner et c'est bien ce qu'on observe dans l'Union Européenne.

Les USA l'ont compris. Bien avant que l'Union Européenne l'adopte en 2013, les USA ont écarté le RMD dans les faits, le rebaptisant par son vrai nom « Niveau de surexploitation ».

Il n'y a donc rien de surprenant à ce que le hareng de la mer du nord pêché au RMD décline, et avec lui la pêche en général. C'est juste normal. Certes, le réchauffement climatique aggrave les choses depuis des décennies, mais ce n'est qu'une menace supplémentaire.

DMA dont la participation au Comité des parties prenantes a été refusée en juillet 2021 renouvelle sa disponibilité pour la concertation souhaitée.

IFREMER ne comprend pas qu'une espèce comme le hareng de la mer du nord puisse décliner depuis 8 ans alors que l'espèce est pêchée selon le Rendement Maximal Durable (RMD) depuis 25 ans. IFREMER cite cet exemple  considéré  comme « emblématique » de la complexité de la situation. Pourtant, contrairement à ce qui est rabâché, le RMD n'est pas un critère de pêche durable. Le RMD est seulement un slogan politique des années 1950, partie intégrante de la stratégie nord américaine de la guerre froide, pour permettre aux flottes de pêcher partout dans le monde, y compris devant les côtes des pays pauvres et de restaurer l'économie japonaise le plus vite possible pour qu'elle puisse contrebalancer la montée du bloc communiste. Voir les travaux de l'historienne américaine Carmel FINLEY All the fish in the sea (2011) et All the boats on the ocean (2017) ou l'article Finley, C., et Oreskes, N., « Maximum sustained yield : a policy disguised as science », ICES Journal of marine science, 70, 2013, p.245-250.  Maximum sustained yield: a policy disguised as science | ICES Journal of Marine Science | Oxford Academic
IFREMER ne peut pas l'ignorer, mais s'interdit de le dire, contraint dans sa camisole d'institut national au service strict du gouvernement qui le finance, et certainement pas de la pêche durable. Peter LARKIN avait annoncé le déclin inexorable des pêches au RMD dès 1977 dans son fameux article  An Epitaph for the Concept of Maximum Sustained Yield. Le RMD est en réalité un principe de surexploitation telle que les poissons n'ont pas le temps de grandir. Les USA qui l'ont créé dans les années 50 ont réagi. Ils ont rebaptisé le RMD par son vrai nom « Niveau de Surexploitation » (Overfishing limit)1. Les plafonds de captures sont fixés au niveau plus faible des Captures Biologiques Acceptables (Acceptable Biological Catches). Enfin, les quotas de captures (Total Allowable catches) sont autorisés à des niveaux qui peuvent être encore plus faibles. Voir l'exemple du colin d'Alaska dans l'illustration suivante.
Les USA ont obtenu l'adoption du principe du Rendement Maximal Durable (RMD) par l'ONU en 1955 à Rome. Leur but n'était pas de protéger les populations de poissons mais de garantir la libre circulation de leurs navires de pêche partout dans le Monde. Mais ils se sont rendus compte des effets dévastateurs du RMD en matière de conservation. Ils ont réagi en adoptant des législations en faveur de la protection des fonctions biologiques et des écosystèmes en 1996 (Sustainable Fisheries Act) puis 2007 (MSA Reauthorization Act). Ils ont rebaptisé le RMD par son vrai nom « Niveau de Surexploitation » (Overfishing level). Les plafonds de captures sont fixés au niveau bien plus faible des Captures Biologiques Acceptables (Acceptable Biological Catches). Enfin, les quotas de captures (Total Allowable catches) sont autorisés à des niveaux qui peuvent être encore plus faibles. L'exemple ci-contre du Colin d'Alaska (Theragra chalcogramma), l'espèce la plus pêchée au monde et aux USA est éloquent.

LE PRÉFET DE SAINT PIERRE ET MIQUELON VIOLE LE CODE DE L'ENVIRONNEMENT SANS SE CACHER.

La Société pour la protection de la nature à Saint-Pierre-et-Miquelon a obtenu sans peine l'annulation de l'arrêté de pêche en eau douce 2025 à Saint-Pierre-et-Miquelon.

Le code de l'environnement prévoit que la taille minimale des ombles de fontaines ne peut être inférieure à 23 cm sauf cas de risque d'épidémie, le nombre de captures journalières par pêcheur ne peut être supérieur à 10, la pêche sous la glace est interdite, la pêche aux engins est réservée aux membres d'une association agréé de pêcheurs amateurs ou professionnels et la vente des poissons n'est possible que pour les seuls pêcheurs professionnels.

L'arrêt autorisait une taille minimale pour les ombles de fontaine de 18 cm malgré un risque d’épidémie limité mais un risque démontré sur le maintien de l'espèce par pression de pêche ; des quotas de captures de 15 voire 20 poissons selon les zones, cumulables entre eux ; la pêche en hiver sous la glace dans l’étang de Mirande ; la pêche aux engins alors qu'il n'existe aucune association habilitée et la commercialisation des anguilles de mai à début septembre alors qu'il n'existe aucun pêcheur professionnel.

Voici un exemple spectaculaire parmi d'autres de la capacité des préfets à enfreindre frontalement les lois et règlements de la République française alors qu'ils ont la charge des intérêts nationaux et du respect des lois.

Ce phénomène croissant, bien connu des Associations de défense de l'environnement, est un indicateur grave de la déliquescence de nos sociétés. Rappelons que le préfet est un haut fonctionnaire nommé en conseil des ministres, par décret du président de la République, sur proposition du Premier ministre et du ministre de l'intérieur. Le préfet est donc le bras droit des politiques qui portent directement la responsabilité de ses décisions.

Lire le jugement TA Martinique, 10 août 202, n°2500415

Le réchauffement climatique présenté par DMA

Dimanche 4 octobre 2026 à Bizanos (64320)

Le réchauffement climatique bouleverse les écosystèmes marins garants de la qualité de nos conditions de vie sur Terre. Que se passe-t-il réellement sous la surface et quel impact cela a-t-il sur notre avenir ?

À l'occasion de la 5ᵉ édition de la Journée de l'Environnement organisée par les Clubs Services du Béarn, Philippe Garcia, président de l'association DMA (Défense des Milieux Aquatiques), propose une présentation éclairante sur ces grands enjeux majeurs.

Rendez-vous le dimanche 4 octobre de 14h30 à 15h15 au Château de Franqueville à Bizanos (64320). L'événement est gratuit et ouvert à toutes et à tous. Venez nombreux pour comprendre les enjeux à relever et échanger avec nous !

En savoir plus sur cet événement : https://facebook.com/events/s/journee-de-lenvironnement/1840532200442207/

Le réchauffement climatique bouleverse les écosystèmes marins garants de la qualité de nos conditions de vie sur Terre. Que se passe-t-il réellement sous la surface et quel impact cela a-t-il sur notre avenir ?
À l'occasion de la 5ᵉ édition de la Journée de l'Environnement organisée par les Clubs Services du Béarn, Philippe Garcia, président de l'association DMA (Défense des Milieux Aquatiques), propose une présentation éclairante sur ces grands enjeux majeurs.
Rendez-vous le dimanche 4 octobre de 14h30 à 15h15 au Château de Franqueville à Bizanos (64320). L'événement est gratuit et ouvert à toutes et à tous. Venez nombreux pour comprendre les enjeux à relever et échanger avec nous !

Assemblée extraordinaire de DMA du 12-9-2026: merci à toutes les personnes mobilisées !

Les statuts de l’Association ont été consolidés grâce à une mobilisation forte de plus de la moitié de ses membres en pleine rentrée de septembre.

Que tous les votants en soient tous remerciés, puisque cette participation garantit à la fois la vie de l’Association, la consolidation de son champ d’action et l’obtention de ses agréments futurs.

DMA CHERCHE À ACQUÉRIR UN MILIEU HUMIDE ET/OU UNE FORÊT DE FEUILLUS DANS LE BUT DE LES PRÉSERVER

DÉFENSE DES MILIEUX AQUATIQUES cherche à acquérir dans le département des Pyrénées-Atlantiques ou des Landes un milieu humide et/ou une forêt de feuillus (pins exclus) avec l'intention de protéger ces espaces en les plaçant sous obligation réelle environnementale.

Merci pour vos suggestions ou vos offres.

DÉFENSE DES MILIEUX AQUATIQUES (DMA)

association Loi 1901 à but non lucratif, de défense de l'environnement et d'intérêt général

numéro RNA W332021802

numéro SIRET 89077586900013

numéro du registre de transparence de l'UE : 741860332287-62

adresse : Maison de la Nature et de l'Environnement, 2 quai de Brazza 33100 BORDEAUX

courriel : [email protected]

site internet : Préservation | Défense Des Milieux Aquatiques (defensedesmilieuxaquatiques.org)

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