La compote de Côme #260
une semaine molle
Jeux de rôles

Escaping Wonderland – Peu de jeu de rôles m’ont intéressé cette semaine mais je retiens tout de même celui-ci, au postulat un peu vague mais aux mécaniques intéressantes : on y utilise des cartes à jouer en decks individuels que l’on confronte à celui du MJ, et on explore un labyrinthe dont on trace progressivement le plan à l’aide desdites cartes. Tout cela ressemble à un mélange de bonnes idées, et j’espère que le jeu sera davantage développé à l’avenir ; un peu maigre en l’état, il pourrait devenir fort intéressant !
Bandes dessinées

Mal Alpha – Je ne peux dire autre chose que du bien d’une bande dessinée d’Erwann Surcouf, surtout quand celle-ci adhère aux principes de l’OuBaPo ! Uniquement disponible en ligne, elle se compose de 26 planches, chacune correspondant à une lettre de l’alphabet, et dont l’intrigue se découvre dans le désordre… L’aspect puzzle du tout colle assez bien au graphisme fragmenté de Surcouf, ainsi qu’à l’intrigue (mais je n’en dirai pas plus). Vivement l’édition imprimée en 26 cartes à mélanger !

Donjon Zénith tome 11 – J’avais été déçu, il y a deux ans, du tome précédent de l’arc Zénith de Donjon : il s’y passait des choses intéressantes, pour sûr, mais on sentait une certaine lassitude à tous les niveaux. Ce nouveau tome ne vient pas tout à fait dissiper mes craintes : il pourrait être passionnant, avec une intrigue qui mêle l’intime et le politique, mais les personnages y ressemblent un peu trop à des pions qu’on déplace parce qu’il faut les déplacer, comme si cela faisait déjà plusieurs tomes qu’une longue phase de transition ne parvient pas à se clore. Dommage...
Littérature

Même le froid tremble – Ça fait parfois du bien de traverser à toute allure un roman qui est volontairement cru, sans concession, qui bringuebale ses 3 non-héroïnes à travers un road trip plein d’angoisses (principalement liées au danger que représentent les hommes) mais aussi de joie et de sororité. Je ne sais pas à quel point on peut dire que c’est un roman punk, mais il y souffle en tout cas une belle liberté qui fait plaisir à lire.
Jeunesse

Cecil et les objets cassés – Cela faisait un moment que j’attendais de pouvoir lire cette BD à ma fille, aimant beaucoup les dessins d’Élodie Shanta, et le résultat n’a pas déçu ! J’y retrouve ce mélange d’humour, d’aventure et d’amitié des meilleurs albums jeunesse, dans un univers franchement enthousiasmant (j’en aurais bien pris pour quelques tomes supplémentaires). Une très belle découverte, je vais essayer d’en lire d’autres à Madeleine...
Page de pub

Glock & Spiel – Je t’en parlais la semaine dernière : évidemment que j’allais écrire un jeu de rôle en 48 mots… Tout ça parce que je me suis réveillé un matin avec le jeu de mots pourri du titre en tête : le reste, ce ne sont que des détails. Est-ce que ce jeu est bon ? Probablement pas. Est-ce que ça m’a fait plaisir de le créer ? Absolument.

Maison Rutabaga – Parce que décidément ce mois de janvier est une tornade (ou peut-être cet hiver dans son entier ?), en plus de lancer une campagne de financement (je t’en parle juste après) je participe aussi ce week-end à une expo à Angoulême ! Tu sais sans doute que le festival d’Angoulême a été annulé, pour d’excellentes raisons, mais tu ignores peut-être qu’il a été remplacé par tout un tas d’expositions en off, à Angoulême et ailleurs… et que je fais partie de l’une d’entre elles ! Les Éditions Rutabaga, auprès desquelles j’ai publié mon roman-puzzle-labyrinthe L’Envers du dédale il y a presque 10 ans, y sont à l’honneur, et j’ai contribué à leur cabane magique avec une réinvention dudit roman et des textes inédits. Si tu es dans le coin ce week-end, n’hésite pas à aller y faire un tour… Et si non, mon petit doigt me dit que ça devrait tourner un peu à l’avenir !

La trilogie du punk – Allez, c’est la dernière fois que je t’en parle ici : mes rouleaux de papier toilette sont à la cave, l’impression riso chauffe, tout est prêt : le financement de mes 3 jeux punk, ça commence demain ! Comme d’habitude et sans fausse modestie, je n’ai absolument aucune idée de la potentielle réussite de l’entreprise, mais cette fois-ci j’essaye de m’en détacher en me disant qu’au pire, ça aura produit deux collaborations très cool (l’incroyable Nimaël et la géniale Lisa Banana) et m’aura permis d’imprimer des bêtises sur du PQ, ce que je n’aurai pas cru possible un jour...
Séries

Taskmaster saison 11 – Ça devient une sorte d’évidence : quand ça va mal, un épisode de Taskmaster est aussi nécessaire qu’une tisane et une bonne nuit de sommeil. Cette saison 11 ne déroge pas à la règle, malgré son tournage en plein Covid : comment ne pas, une fois de plus, devenir immédiatement fan de ses candidat.es, en particulier Sarah Kendall et sa fausse mauvaise humeur, et bien entendu l’inénarrable Mike Wozniak, ici avant son passage dans Taskmaster Junior ? Comme d’habitude, je suis incapable de me souvenir de la plupart des épreuves traversées par les candidat.es, mais mes éclats de rire, ça je m’en souviens...

Motherland saison 2 - Et parce qu’on avait pas assez de rigolade avec des Britanniques, on a aussi regardé la 2e saison de Motherland, qui ressemble sensiblement à la première, à un personnage supplémentaire près : et c’est une bonne chose, car c’est toujours aussi chouette que de rire en grinçant des dents face à ces portraits de mères qui essayent désespérément de concilier vie amoureuse, vie professionnelle et vie familiale, le plus souvent sans beaucoup de succès.

Stranger Things saison 5 – Bien sûr que tout cela était trop long et que je suis en un sens content d’en avoir vu le bout, mais contrairement à beaucoup d’autres gens je n’ai pas été déçu par cette ultime saison de Stranger Things en forme de (très très très) long film d’action. C’est que la série n’a jamais été pour moi porteuse d’un quelconque message, se contentant d’imiter / rendre hommage, avec succès, à pas mal de succès des années 80… Le tout avec un mix d’action, de surnaturel et d’émotions qui fonctionne plutôt pas mal. Le final de la série tire peut-être un peu trop vers l’épique (c’était annoncé) mais j’ai bien aimé la longue conclusion qui vient ensuite emmener les différents protagonistes vers des épilogues apaisées. Oui, il demeure des tas de trous dans le scénario et trop d’annonces de spin-offs, mais à ce stade, qui en est surpris ?
Films

Les Demoiselles de Rochefort – Les élèves avaient vu Mad Max: Fury Road la semaine précédente, ils ont vu Les Demoiselles de Rochefort cette semaine : autant dire que le contraste a dû être violent. Pour ma part, j’ai retrouvé avec un plaisir mitigé ces costumes pastels et ces chansons impossibles à oublier : c’est que Les Demoiselles occupe à mon sens un entre-deux pas tout à fait assumé, trop loin à la fois du délire total de Peau d’Âne et de l’étrange atmosphère maussades des Parapluies de Cherbourg. Il n’empêche que tout ceci est filmé avec beaucoup de maestria et que les chansons sont impeccablement efficaces, je ne peux donc pas dire que j’ai tout à fait boudé mon plaisir...

Harry Potter et la Chambre des secrets – OK, le ton plus sombre de ce 2e film sied à l’ambiance d’Harry Potter, mais il faut admettre qu’elle est pas mal battue en brèche par les effets visuels assez nazes de ce second opus, par rapport un peu longuet. Sans compter que les incohérences logiques, aussi bien dans l’intrigue que dans l’univers de Poudlard, commencent à se multiplier et se voir beaucoup, et qu’une intrigue secondaire (l’affaire avec le fameux elfe de maison, qui est d’ailleurs la chose qui a le plus déplu à Madeleine) n’apporte vraiment pas grand-chose à part une surcomplexité inutile… Bref, dans mes souvenirs La Chambre des secrets n’était vraiment pas terrible et ça s’est confirmé au revisionnage.
Musique

Anne Sylvestre, Abel, Caïn, mon fils / Les Pierres dans mon jardin – Les disques suivants d’Anne Sylvestre parlent beaucoup de parentalité, par les deux bouts : ce qu’on peut transmettre à un fils, l’innocence de la jeunesse, ceux qu’on décide de ne pas garder bien sûr et ceux qui ont du mal à s’endormir… Mais on y retrouve aussi les deux piliers de sa discographie, à savoir des chansons sur la chanson, sur lesquelles on fait « la la la », et ça fonctionne toujours, ou avec lesquelles on se rappelle nos débuts, des chansons-revanches à présent qu’on est un peu installée et d’autres qui font semblant d’être la dernière. Et puis, d’autre part, des chansons drôles, voire délirantes, comme seule Anne Sylvestre sait les faire, et des chansons émouvantes, déchirantes, comme seule elle sait le faire aussi. Et puis deux chansons sur l’alcool aussi, étrangement.
L’arrière-queer de Milouch

À voix nue : Hélène Hazera
Je suis une très grande fan de À voix nue, une émission de France culture qui laisse le temps long pour raconter la vie d'une personne. C'est doux, passionnant et souvent, je m'y sens enveloppée, comme dans le salon de l'interviewée. Et donc aujourd'hui Hélène Hazera !
Je ne vais pas trop vous déflorer les 5 épisodes de ce À voix nue mais sachez que Hélène Hazera mélange à la perfection 2 de mes passions dans la vie : les histoires LGBT+ anciennes et la gauchisterie la plus absolue.
Membre du FHAR et des gazolines, fondatrice de la commission trans à ACT Up, journaliste passionnée de chanson et militante à la CNT, la vie d'Hélène Hazera est pleine de mille milieux différents et d'une curiosité sans faille vers les autres. Si la pelleté d'acronymes que je viens de jeter vous parle alors vous savez que ça va être incroyable et foutraquement wild et si vous ne les connaissez pas, alors laissez-vous porter vers un monde militant et post-68 qu'on a du mal à envisager maintenant mais qui je pense ne vous laissera pas indiférent⋅es !
Par ailleurs :
— Des machins avec des trous, des pointes, du relief et j’en passe… Rien qu’à voir les images de tous ces objets j’ai terriblement envie de passer mes mains dessus.
Des bises
et peut-être à dimanche prochain, en compagnie de Donzelle.
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