La compote de Côme #211 - du dimanche 16 février au dimanche 23
Un chien, un DJ et une boss de fin.
Jeux de rôles
Everything’s a Dollar - Je découvre avec ce jeu un auteur dont je sens que je vais reparler dans les prochaines compotes tant ses petites créations me semblent plein de bonnes idées… Ici, c’est un jeu tout simple à ranger dans la famille de l’exploration du quotidien, mais par proxy : on raconte la vie, réelle ou fantasmée, d’un soldat à travers les objets qui lui ont appartenu. Ça me rappelle, d’une certaine manière, l’Inoubliable ! de Melville, dans la façon dont on raconte la vie de quelqu’un qui est à la fois au centre du propos et pas là ; quand en plus ça tient en une seule page avec des règles immédiatement efficaces, c’est mon genre de came !
Low Lying Mist - J’ai oublié de te parler la semaine dernière de ce petit jeu fait pour être placé dans l’univers du jeu Cloud Empress, mais qui développe quelque chose de bien plus intimiste et pourrait très bien s’envisager comme jeu indépendant : on y incarne deux inconnu.es qui se retrouvent à devoir partager un abri à travers l’hiver et se retrouvent à devoir passer le temps ensemble. C’est aussi bien un jeu de gestion de ressources que de rencontre sur le temps long, le tout soutenu par le désormais classique mais solide système de cartes à tirer qui amènent des questions qui amènent des scènes. Ça gagnerait presque à être dépouillé de ses aspects fantastiques pour devenir un très bon jeu naturaliste !
Your Proper Place - Girl Underground est un jeu absolument formidable qui m’a beaucoup inspiré sur bien des points et a le mérite, entre autres, de présenter une version dépouillée et très efficace du fameux « Propulsé par l’Apocalypse ». C’est assez surprenant pour moi que Your Proper Place soit quasiment le seul hack du jeu que je connaisse, et pourtant… Quoiqu’il en soit, YPP a beau être un jeu incomplet, il est plein de belles promesses, notamment celle d’incarner des personnages qui se rebellent contre une société trop corsetée et comptent sur des épaules amies pour s’en sortir. J’ai vraiment hâte de voir ce que donnera la version complète, car le jeu n’est sans doute pas jouable en l’état…
Bandes dessinées
Lichen - Dès que j’ai entendu mon ami Olivier Crépin me dire que sa bande dessinée explorait le principe du courant de pensée (le stream of consciousness cher à Joyce et Woolf) en bande dessinée, et qu’elle reposait en partie sur un principe de grille déclinée de toutes les façons (à la Chris Ware), j’étais curieux… Je n’ai pas trouvé dans Lichen exactement ce que je m’attendais à trouver : c’est, sous couvert d’un récit spatial, une belle parabole sur la relation père-fille, avec effectivement plusieurs systèmes d’expérimentations graphiques vraiment chouettes, qui viennent soutenir le propos plutôt que de poser par-dessus. J’ai une petite réserve sur la typographie à mes yeux trop mécanique de l’ouvrage, mais ce détail mis à part, c’est une réussite !
La Vie pleine de joie du triste chien Cornelius - Impossible de ne pas être absolument bouche bée devant la splendeur de cette bande dessinée, par ailleurs un tour de force graphique incroyable : c’est l’histoire de Cornelius, certes, mais racontée avec des dizaines de styles différents, certains pastichant de manière assez évidente les maîtres de la bande dessinée (Clowes, Ware, Hergé, pour ne citer que les plus évidents) et son histoire, des années 1890 à aujourd’hui. La maestria graphique de Marc Torices, tout jeune auteur, est assez incroyable et laisse présager une très, très grande carrière… Bon d’accord, mais que raconte cet épais volume ? Eh bien, c’est là que le bât blesse légèrement, puisque Torices semble avoir puisé son inspiration dans Jimmy Corrigan et chez d’autres histoires de héros pathétiques, mettant ici en scène l’histoire d’un chien des plus lâches et détestables, entouré par d’autres créatures pas beaucoup plus sympathiques. J’avoue que ce genre de déversements cruels ne m’intéresse pas plus que ça, et que j’ai trouvé l’écrin bien plus beau que le contenu… Mais avec un écrin pareil, franchement, je ne vais pas trop râler.
Littérature
Les Versions - Curieuse expérience que de lire le livre d’une connaissance après en avoir traduit le dernier chapitre… Ça a eu peu d’influences sur ma lecture de ce livre curieux et puissant tant il est construit en couches successives qui ne s’annulent pas, déversant un flot d’images poétiques et sombres sans presque prendre le temps de respirer. C’est un livre sur l’effondrement de la civilisation, sujet un rien galvaudé et angoissant mais traité ici avec une délicatesse et une acuité qui l’élèvent bien au-dessus du lot, sans oublier d’emballer le tout dans une couche de mystère dystopique. C’est sans doute l’une de mes meilleures lectures de ces derniers mois, à relire avec attention prochainement pour mieux goûter au ciselé de ses phrases…
La Petite Bonne - Livre atterri par hasard chez moi, j’ai été poussé à lire La Petite Bonne non à cause de l’avalanche de superlatifs ornant sa jaquette (je m’en méfie toujours) mais par son mélange apparent de vers (très) libres et de passages en prose pour raconter son récit. C’est une histoire somme toute assez simple, ramassée dans le temps et l’espace, avec trois personnages et demi, bref quelque chose qui pourrait faire une très bonne pièce de théâtre. Il y a du lyrisme dans les voix intérieures de ces personnages, beaucoup de pathétique aussi, et tout cela est assez réussi ; mais il y a un vrai problème de rythme dans le dénouement du récit, comme si d’un seul coup il fallait tout conclure, enchaîner les révélations, pas vraiment au mépris de la psychologie esquissée jusqu’ici des protagonistes mais au mépris d’un certain réalisme. Dommage, avec une cinquantaine de pages de plus, ç’aurait été parfait !
Séries
Bref saison 2 - Après notre revisionnage quelque peu cringe de sa saison 1, il y avait tout à craindre de cette suite de Bref, qui abandonne le format court pour des épisodes d’une trentaine de minutes… Sur ce plan, autant le dire tout de suite, ce n’est pas très réussi : il y a à nouveau de bonnes idées de montage et de métaphores visuelles, mais la série se perd dans ce format long et étire bien trop souvent des idées qu’il aurait fallu au contraire bien plus condenser. Ça donne un drôle de rythme, avec beaucoup de creux et quelques moments forts dont on aurait aimé un peu plus profiter. Au-delà de ce mauvais rythme, et des inévitables easter eggs pour celles et ceux qui se souviennent (ou ont revu) la saison 1, Bref saison 2 prend le parti étonnant et tout à fait gagnant de mon point de vue de déconstruire toute l’attitude précédente de son protagoniste, le métamorphosant peu à peu de loser misogyne à un type somme toute normal, qui sait se remettre en question, prendre en compte ses émotions, et s’éloigner de ses potes toxiques. Bon, ça reste assez peu déconstruit niveau représentation sociale et genrée, mais on prend ce qu'on peut ! C’est donc, du côté scénaristique, une très bonne surprise, qui semble bien partie pour se prolonger avec une 3e saison…
Time Bandits saison 1 - J’étais assez curieux de l’adaptation du film de Tery Gilliam par la bande à Taika Waititi, avec en prime Lisa Kudrow dans les rôles principaux, pour y jeter un œil. Bon, comme en plus il y avait du voyage dans le temps… Au final, c’est une série toute gentillette, clairement dirigée vers un public familial avec des parents nostalgiques des années 1980, comme en témoignent les choix vestimentaires des personnages. C’est joué tout à fait honnêtement, il y a quelques rebondissements qui suffisent à construire une intrigue intéressante, mais je ne suis pas trop surpris que la série ait été annulée au bout de cette première saison : il y manque un souffle, un propos, quelque chose qui en fait plus qu’un divertissement dominical… ou de vacances scolaires.
DJ Mehdi : Made in France - Je crois que j’avais repoussé le visionnage de cette série documentaire sur la carrière musicale de DJ Mehdi jusqu’ici car, sans douter de sa qualité, je redoutais un peu les émotions qu’il allait faire surnager, le DJ étant mort brutalement dans sa trentaine, en 2011, au faîte de sa gloire. Pourtant, j’ai beau avoir pas mal d’albums de DJ Mehdi dans ma discothèque, je ne les ai jamais considérés au-delà de bons albums (ce qui est déjà beaucoup) ; ce que le documentaire met en scène, c’est son rôle réellement novateur aussi bien dans le hip-hop que dans l’électro et à la jonction de ces deux mondes dans les années 2000. J’ai toujours été fasciné par ces personnes qui triturent le son, vont fouiller des disques obscurs et poussiéreux pour en tirer autre chose, et Made in France fait ressortir ce talent de DJ Mehdi tout en mettant en avant ce qui semble une incroyable humanité et humilité. Je suis donc partagé entre émotion et respect pour ce musicien que décidément je connais trop peu ; je sais ce que je vais mettre sur mes platines ces prochains jours…
L’Art du crime saison 1 - Et pourquoi pas une série française un peu tranquilou, tant qu’on y est ? Avec l’excuse du monde de l’art pour en justifier le visionnage, alors que ça reste, au fond, une série policière France Télé, avec le duo mal assorti qui doit tout de même bosser ensemble, un cocktail émotions-humour-suspense dosé à la louche, le tout parfois mal joué et avec des effets de caméra discutables. Mais bon, ça se laisse regarder gentiment et c’est vrai que les histoires de meurtres autour de tableaux célèbres changent un peu de l’ordinaire. De là à regarder les huit saisons (mais oui, 8 !!) de la série, on verra…
Films
Strip-Tease Intégral - L’amie Jessica nous avait tout à fait cernées en suggérant que notre prochaine sortie de couple serait pour aller voir cette compilation de documentaires inédits de l’émission Strip-Tease ! Comme tout assemblage du genre, c’est légèrement inégal, avec notamment un segment d’ouverture un peu attendu sur des influenceuses à Dubaï, et un autre un peu lent mais assez touchant sur une comédienne de 50 ans essayant de percer à Avignon. Ensuite, c’est du Strip-Tease comme on l’aime, c’est-à-dire des portraits assez hallucinants de gens aussi émouvants qu’agaçants, entre la mère de famille catho obsédée par le « zéro déchets » sans y voir une contradiction avec son mode de vie de petite bourgeoise, et le médecin hypocondriaque dont chaque rebondissement dans l’histoire est plus incroyable que le précédent. Sans parler de cette très longue et très dérangeante scène où l’on assiste, sans filtre, à une scène de dissection par un médecin légiste (dans ces cas-là tu es content de pouvoir enlever tes lunettes pour voir flou), jusqu’à une conclusion des plus inattendues… Moi qui n’ai pas regardé les épisodes de Strip-Tease aussi religieusement que Camille dans ma jeunesse, je suis bien content d’avoir l’excuse du cinéma pour m’y mettre !
Jeu vidéo
Figment 2 - Je n’avais pas un souvenir transcendantal du premier Figment, petit jeu de puzzle / baston avec un thème onirique plutôt sympathique mais qui casse pas des briques. Je me suis laissé tenté par sa suite qui était en promo, et c’est tout à fait dans la lignée du premier opus : plutôt joli, avec un chouette travail du côté audio (et notamment du côté des voix des personnages), avec une histoire à la Vice Versa qui s’oublie vite et ne reste pas trop en travers du chemin. Côté gameplay, c’est encore des puzzles et des combats, avec une difficulté vraiment légère dans les deux cas… Bref, c’est un jeu qui se traverse agréablement mais qui, une fois encore, ne me laissera pas une impression impérissable.
Jubilee - Et comme je suis en vacances, que j’ai du temps de jeu et une petite liste de jeux à tester, je me suis également laissé tenter par Jubilee qui, pour le coup, est du pur jeu de plate-forme avec une difficulté extrêmement élevée, le genre qui te donne souvent envie de mordre dans ta console par frustration. Heureusement, le jeu compense cette très haute dose de « Nan mais c’est impossible là » par des checkpoints très fréquents et une durée de vie assez courte… Tellement courte, en réalité, que je suis arrivé à la fin sans m’en rendre compte ! N’ayant pas les doigts assez agiles pour compléter le jeu à 100%, je suis allé voir sur les vidéos ce que j’avais raté, et il y avait bien une 2e fin cachée, réservée aux pros de Celeste… Identique à la première à un dialogue près. Ouais, je vais en rester sur mes 2 heures de jeu, hein.
The Dark Queen of Mortholme - Se présentant comme un « anti-jeu » d’une vingtaine de minutes, cette petite trouvaille n’est pas la première fois qu’on propose d’incarner le ou la méchante d’un jeu vidéo ; ce n’est pas non plus le premier (anti-)jeu vidéo qui cherche à faire réfléchir sur l’inexorabilité et le changement. Mais il y a un certain charme dans TDQoM, malgré son (anti-)gameplay des plus mornes ; cela tient, principalement, à une qualité dans l’écriture des dialogues, qui s’adaptent plus qu’ils n’y paraissent à nos actions et nos réactions. La boucle du jeu est attendue, tout comme sa fin, mais sur cette durée courte c’est une réussite !
Jeu de société
Two-Hand Path – Je t’avais déjà parlé de la version démo de ce jeu il y a fort longtemps et devine quoi, à nouveau sa version complète a traîné longtemps sur mon bureau jusqu’à ce que me vienne une bonne idée : puisqu’il s’agissait d’un jeu où l’on lance des dés pour progresser dans des simili-donjons en les organisant en combinaisons, mais surtout d’un jeu où on dessine sur des mains pour leur ajouter tatouages, bracelets et bagues, pourquoi ne pas confier ce volet des opérations à ma fille ? Résultat, on a passé plusieurs week-ends à cette saine activité, et on a fini le jeu cette semaine. En tant que tel, ce n’est pas un jeu qui casse des briques, et dont la difficulté est sans doute un peu mal dosée par moments, mais son principe reste très sympathique, surtout vu l’usage que j’en ai fait... Et puis, il faut tout de même le mentionner, le texte des règles contient un message caché ! Je n’ai pas tout à fait réussi à le décoder, peut-être que tu te montreras plus douée ?
Musique
Mushin & luvan, Agraphon - Je compte bien lire Agrapha un de ces jours, mais en attendant j’ai écouté cette semaine la bande-son du livre, si l’on peut dire, co-créée par luvan elle-même. Je ne sais donc pas à quel point les bribes que l’on entend ici et là proviennent du texte de luvan, sont des sentences composées spécialement pour cette pièce sonore, ou quelque chose de plus mystérieux encore… En attendant, les deux faces d’Agraphon (qui disent la même chose, avec ou sans paroles) sonnent diversement comme une ballade en pleine nature, l’exploration d’une grotte, le recueillement dans un monastère, le dévoilement d’un mystère qui gardera néanmoins ses atours. J’aime l’aura presque lynchienne qui se dégage de mon écoute non informée, et je me demande ce qu’il en sera quand j’écouterai tout ça, dans plusieurs mois, une fois traversées les pages d’Agrapha.
L’arrière-queer de Milouch
Chevaleresses, une chevalerie au féminin de Sophie Brouquet
Tout le monde a ses petites marottes. Pour le taulier de la compote c'est les voyages dans le temps, pour certains, les pavages pentagonaux, pour moi c'est la littérature arthurienne. Alors quand l'amie Eugénie a mis sur ma route ce livre qui parle de chevalerie au féminin évidement, j'ai foncé !
Et c'est vraiment trop bien !! Chevaleresses nous présente un panorama assez large de femmes guerrières au Moyen-Âge, que ça soit des combattantes réelles ou des figures littéraires.
La force du livre réside à mon sens dans sa composition universitaire. En effet, on est bien loin d'une grande révélation historique féministe comme peut le faire Mona Cholet dans Sorcières (pour le debunk de Sorcières, voir ici ; pour le debunk du debunk, voir par là). On perd en sensationnel ce que l'on gagne en rigueur et en réflexion assez profonde sur la nature de la chevalerie et comment cette construction sociale a évoluée de par le temps.
Je trouve particulièrement intéressant ce que l'autrice met en avant, en distinguant les femmes qui se lèvent pour défendre leur domaine et les figures de preuse (beaucoup plus littéraires) qui apparaissent vraiment en fin de chevalerie (comme toute une partie de la littérature arthurienne d'ailleurs) et sont alors plus un rappel fantasmé du passé (et oui, l'instrumentalisation historique ne date pas d'hier....). Chevaleresses vaut également le coup pour m'avoir fait découvrir la tradition littéraire des tournois de femmes que je vais m'empresser d'aller lire (et oui cher lectrice, tu as bien entendu, l'arrière-queer reprend le chemin de la BNF). Enfin et c'est tout personnel, j'adore que la couverture représente un cheval qui tire la langue. Dans ma tête ce petit pieds de nez iconographique est adressé à tous les virilo-fans du Moyen-Âge qui en plus de mal connaître leur sujet, l'exploitent à des fins idéologiques vraiment pourries...
Et toi
mass : J'ai récemment assisté à la pièce Grand-Peur et misère du IIIe Reich de Bertolt Brecht, écrite entre 1935 et 1938. Cette œuvre présente diverses scènes de la vie quotidienne sous le régime nazi en Allemagne. Les scènes ne suivent pas un ordre chronologique précis et peuvent être très courtes, comme « Le Paysan nourrit la truie ». Dans cette scène, un couple parle à ses enfants, dont les visages sont projetés sur un mur. Les enfants sont ensuite placés au centre de la scène par leurs parents, qui s'assurent que personne ne les voit nourrir les cochons. La scène se termine après cette action.
D'autres scènes sont plus longues, comme « Trouver le droit », que j'ai particulièrement appréciée. Un juge tente de démêler une affaire où des SA ont saccagé une bijouterie tenue par un juif. Cependant, il ne peut ni condamner les SA ni le juif, qui doit de l'argent à son propriétaire, un proche des SS. Cette situation kafkaïenne montre un juge sans solution, déjà résigné à être déporté en Poméranie.
La pièce compte normalement 24 scènes, mais le metteur en scène a choisi d'en réduire le nombre.
J’ai trouvé cette pièce extrêmement intéressante. Elle montre comment vivre sous un régime fasciste rend les gens schizophrènes. La scène « Le Mouchard », où des parents craignent que leur enfant les dénonce, est particulièrement poignante. L'oppression est omniprésente, qu'on soit bourgeois, scientifique, juge, ouvrier, etc. Tout le monde peut en subir les conséquences.
Le discours d'Hitler avant le bûcher des livres est glaçant et résonne malheureusement avec certains discours politiques actuels, tant d'extrême droite que du centre. La post-vérité et le langage orwellien utilisés dans la propagande culturelle rendent la pièce encore plus puissante.
La mise en scène est sobre mais efficace, et les acteurs sont excellents. L'actrice interprétant « La Femme Juive » est particulièrement impressionnante dans son monologue, où elle exprime ses doutes et ses colères à son mari absent. Lorsqu'il arrive, elle ne lui dit rien, et il la laisse partir de manière pathétique.
Je recommande vivement cette pièce ; elle est d'une grande pertinence.
Et toi, qu’as-tu compoté cette semaine ?
Par ailleurs :
- OK, la touche « verrouillage des majuscules » n’a jamais été d’une utilité folle… Mais maintenant, elle est inutile à plusieurs !
- Clown + jonglage + batterie + programmation sonore = Andrey Averyushkin.
- C’est un article un peu vieux, mais j’ai lu plusieurs témoignages cette semaine de cabines téléphoniques faites maison par des villages en Bretagne et ailleurs, et je trouve l’initiative formidable !
- Comme tu es une personne intelligente, tu le sais déjà, mais ça vaut toujours le coup de le répéter : on ne vivra jamais sur Mars (long article en anglais).
- Deux liens par le toujours génial Martin Lafréchoux : la cartographie d’une vie en toutes petites boîtes…
- …et la folle épopée de la fonte Gorton (long article en anglais, mais y a de belles images). Moi aussi, depuis que j’ai lu la série des Paul de Rabigliati, j’essaye de repérer les fontes utilisées dans l’espace public, mais je manque carrément de connaissances par rapport à Marcin Wichary.
- D’ailleurs, si tu n’aimes la typographie, tu n’es pas læ seul.e.
- En ce moment, quand c’est pas le moment d’écouter un album en entier — oui, je suis un vieux qui écoute les albums en entier, je ne suis sur aucune plate-forme de streaming, c’est la vie que j’ai choisi — je plonge une oreille dans les QUATRE CENT CINQUANTE titres de cette playlist qui regroupe tout un tas de groupes bretons, à tendance rock mais pas que. Il y a vraiment de tout, et il est probable que je te reparle d’un album qui en est tiré un de ces jours…
- Et au fait, je suis à la recherche active de trucs à faire pour reposer mon cerveau 5 minutes quand je travaille sur mon ordinateur, qui ne passent pas par les réseaux sociaux. L’ami Gulix m’a rendu accro au jeu de lettres Waffle mais si tu as d’autres plans, je suis preneur !
Des bises
et peut-être à dimanche prochain, en compagnie de Carte Blanche.