La Lanterne est sans lieu mais pas sans feu
Sans doute vous demandez-vous pourquoi nous avons été si longtemps sans donner de nouvelles...
Bonjour à vous qui nous suivez et nous soutenez.
Sans doute vous demandez-vous pourquoi nous avons été si longtemps sans donner de nouvelles. La raison en est que nous avons dû considérablement repenser le projet La Lanterne ces derniers mois. On vous explique pourquoi.
Mais d’abord, une info importante à ne pas rater !
Ce dimanche aura lieu au café Sandaran le neuvième et dernier atelier d’écriture du cycle “L’écrivain-e se fait en écrivant”. Pour marquer le coup et finir en beauté, les participant-es écrivain-es vous invitent à une lecture publique d’extraits de leurs textes.
Vous voyagerez ainsi du XIXème siècle au futur proche en passant par la Première Guerre Mondiale, entre souvenirs, fantômes et intelligence artificielle…

Revenons à nos lampions. Comme vous le savez peut-être, le projet La Lanterne consistait notamment en la réhabilitation d’un lieu à l’abandon, les anciennes écoles de Saint-Béat-Lez, pour un faire un lieu de cultures et de vies, avec un café associatif, différents ateliers créatifs, des événements culturels, des spectacles, des échanges, mais aussi de l’habitat à temps plein, de l’hébergement d’urgence et de l’accueil d’artistes en résidence. Bref, comme on nous l’a souvent dit : “un beau projet !”
Ce beau projet était aussi un grand et lourd projet, et si nous nous en sommes emparé avec enthousiasme en septembre 2019 et que nous avons tâché de le faire avancer du mieux que nous le pouvions, la vie a su nous rappeler qu’elle n’était pas un long fleuve tranquille. La crise du Covid a bien sûr eu un lourd impact sur nous et nos projets, en pénalisant les milieux culturels, artistiques et associatifs. De nombreux problèmes de santé nous ont touché-es de façon plus ou moins handicapantes, allant jusqu’à nous empêcher de travailler pendant plusieurs mois voire années. La mairie de Saint-Béat-Lez, de son côté, a changé un certain nombre de fois suite à diverses démissions, ce qui a également rendu difficile le suivi du projet ou même la communication, certaines promesses faites par une mairie n’étant ensuite pas tenues par la suivante.
Malgré tout cela, nous avons persévéré, et bien que le noyau dur du groupe de départ soit passé de huit à trois personnes, nous avons commencé une étude de projet avec des architectes afin de garantir une rénovation du bâtiment qui soit la plus adaptée au lieu et au projet, tout en étant respectueuse de l’environnement, et d’éviter tout “rafistolage” ; à côté, nous avons également proposé des activités “hors les murs” afin de commencer à faire vivre la partie associative du projet avant que le lieu puisse accueillir du public : ce fut l’occasion d’animer la salle des associations de Saint-Béat-Lez avec des ateliers de couture, de dessin ou d’écriture, des lectures historiques, romanesques ou théâtrales, des chants, des trocs de plantes, des causeries polyglottes… mais aussi de créer des liens avec d’autres lieux et associations comme le café Sandaran à Marignac ou Les idées sont dans la grange à Barbazan.
Mais en février de cette année, nous avons appris avec stupeur que la mairie de Saint-Béat-Lez nous intentait un procès afin de nous expulser du bâtiment que nous étions en train de racheter petit à petit depuis cinq ans, allant jusqu’à nous reprocher des “tags” (en réalité des dessins de chats sur du papier peint de plus de 40 ans), parler de “squat” alors que nous avons toujours payé notre loyer en temps et en heure, et nous reprocher de ne pas faire d’activités dans le lieu, alors que celui-ci n’est pas aux normes, raison pour laquelle nous faisions des activités hors-les-murs en attendant de pouvoir garantir une réelle remise aux normes.
Nous sommes bénévoles et l’association ne demande aucune subvention, ni de la mairie de Saint-Béat-Lez ni d’un quelconque organisme. C’est nous au contraire qui avons donné de l’argent à la mairie pour un bâtiment qui leur avait été cédé par une régie de HLM à l’euro symbolique.
C’est avec grand regret que nous avons donc décidé de ne pas nous battre plus longtemps pour ce bâtiment mais plutôt de transférer le projet, notre argent, notre temps et notre énergie ailleurs.
La nouvelle maire de Saint-Béat-Lez a eu la bonne volonté d’accepter notre proposition de conciliation juridique et nous avons donc vidé les lieux à la fin du mois de mai.
Comme vous vous en doutez, toutes ces questions juridiques ont été très prenantes et stressantes, et c’est pourquoi nous n’avons pu garder notre rythme associatif ces derniers mois.
Et maintenant ?
La Lanterne existe toujours en tant qu’association, même si elle n’a plus de lieu précis à l’heure actuelle. On garde la flamme, qui vacille un peu mais nous espérons pouvoir la réalimenter en énergie… quand nous aurons soufflé !
Une assemblée générale de l’asso aura lieu prochainement pour faire le point sur le présent et se projeter dans l’avenir. Nous aurons, plus que jamais, besoin de conseils, d’aide, de soutien, donc si vous avez envie de vous impliquer d’une manière ou d’une autre, n’hésitez pas à nous contacter !
En attendant, nous tenons à vous remercier de votre enthousiasme et du soutien que vous nous avez apporté au cours de ces années.
Sans plus lanterner, on vous dit à très bientôt pour garder La Lanterne allumée…